“L’intelligence artificielle : parce que qui a besoin d’intelligence naturelle pour livrer un burrito ?” Bon, voilà de quoi résumer en beauté la dernière mésaventure qui agite DoorDash et fait saliver les amateurs de scandales tech ! Entre fausses livraisons et vraies images de synthèse, la frontière entre réalité et virtualité n’a jamais été aussi… absurde ?
C’est à Austin, ville plus connue pour ses tacos que pour ses hacks, que Byrne Hobart a eu la désagréable surprise de voir son repas se volatiliser. Pire encore : le livreur a affirmé haut et fort (ou plutôt “AI et fort”) avoir déposé la commande, preuve photographique à l’appui ! Sauf que voilà, la photo semblait tout droit sortie d’un concours “Génère-moi une livraison crédible avec Stable Diffusion”. Le sandwich n’est jamais arrivé, mais l’embrouille, elle, était bien servie.
Alors, canular ou bug dans la matrice ? Même Hobart admet que la farce aurait été facile à orchestrer. Mais comme le dit la sagesse populaire en version du 21e siècle : “Si c’est arrivé à deux utilisateurs X différents, c’est probablement arrivé à 200 autres qui n’ont pas encore tweeté.” Et comme par magie, un autre client d’Austin débarque pour raconter exactement la même histoire. Même pseudo de livreur. Même photo synthétique. Même faim, quoi.
Quand la livraison n’arrive pas à bon port, l’IA arrive, elle, à merveille à vous livrer… du vent.
Le plus fort dans l’histoire ? Tout porte à croire que le fameux livreur a utilisé un compte piraté, un téléphone jailbreaké et une bonne dose de malice pour combiner une vieille photo de la porte d’entrée du client et une boîte de nourriture générée par IA. Un cocktail numérique légèrement indigeste pour qui attend vraiment son plat. On pourrait presque y voir une forme d’art contemporain : la “non-livraison immersive”.
Du côté de DoorDash, le réveil a été aussi brutal que celui d’un estomac qui gronde : “Fraude ? Tolérance zéro !” a assuré un porte-parole à TechCrunch, tout en précisant que le Dasher avait été banni plus rapidement que le temps de cuisson d’un bol de riz minute, et le client dédommagé illico.
Ce petit incident illustre à merveille le meilleur (et surtout le pire) du duo IA & plateformes de livraison : à l’ère du tout-automatisé, il va falloir muscler les contrôles humains pour espérer recevoir autre chose qu’une photo à croquer… virtuellement.
En attendant la prochaine escroquerie en deepfake, souvenez-vous : si le livreur va aussi vite que l’éclair, vérifiez bien qu’il ne vous a pas laissé qu’un flash photographique. Et n’oubliez jamais, dans la tech comme à table : quand c’est trop beau pour être vrai… c’est souvent juste une image générée par IA.
Source : Techcrunch



