« Pourquoi les vélos électriques ne dorment-ils jamais? Parce qu’ils ont toujours peur de perdre leur charge! » Mais pour Rad Power Bikes, la blague tourne au vinaigre : la célèbre marque américaine de vélos électriques roule sur un fil électrique tendu et pourrait bien débrancher la prise dès janvier. Oui, vous avez bien lu : sans un coup de pouce financier ou un rachat de dernière minute, le mythique fabricant nous gratifierait d’une dernière révérence façon Tour de France… mais sur tapis d’adieu.
Dans un email interne repéré par nos confrères de TechCrunch, la team RH de Rad Power a mis les cartes sur la table, du genre qui sent la tension dans l’air (et pas juste dans les pneus). Ils expliquent que le sort de Rad Power Bikes n’est pas encore tout tracé, malgré une option de sauvetage « très prometteuse »… qui s’est finalement dégonflée avant la ligne d’arrivée. Difficile de deviner à qui ils faisaient les yeux doux, mais une chose est sûre : la pression n’est pas retombée.
Si Rad Power perd son jus, c’est à cause d’un combo explosif : une pandémie qui a dopé (temporairement) les ventes d’e-bikes, suivie d’une descente aussi brutale qu’une côte non déraillée. Plutôt que de jouer les écureuils, Rad s’est retrouvé avec un trop-plein de vélos, des coûts qui explosent et des obstacles — comme les tarifs douaniers — à faire décrocher la béquille même aux meilleurs coureurs.
L’innovation a parfois besoin de pédaler… mais la trésorerie aussi.
Pour les employés, c’est ambiance montagne russe : après plusieurs plans sociaux, la menace cette fois pourrait toucher tout le monde, du gars qui visse les guidons à celui qui poste sur Insta. Un couperet plane sur le siège de Seattle, mais l’hémorragie ne serait pas localisée — la casse pourrait toucher toutes les équipes, sur tous les continents. Bref, tout le peloton.
Rad Power n’est malheureusement pas un cas isolé sur le marché des deux-roues électriques : Cake, VanMoof, Superpedestrian ou Bird ont aussi fini par mordre la poussière, victimes d’un secteur qui, comme un vélo mal réglé, grince dès que la pente s’élève. Malgré tout, Rad gardait la cote auprès des fans pour ses modèles costauds, son look badass, et ce petit goût de liberté « made in Seattle » — un parfum qui pourrait bien disparaître du paysage.
Face aux coups de vent, Rad Power a tenté le tout pour le tout : nouvelle cheffe d’orchestre — Kathi Lentzsch, pro du sauvetage de boîtes en perdition — et recherche de partenaires prêts à réinjecter un peu d’énergie dans la batterie. Mais jusqu’ici, pas de miracle : si rien ne se branche, la lumière pourrait s’éteindre pour de bon dès le 9 janvier 2026.
Dans ce vaste peloton de la mobilité urbaine, Rad Power Bikes n’a pas signé pour finir dans le fossé. Mais, comme dirait un vieux briscard du deux-roues : « Mieux vaut tomber en panne de batterie que d’idées. » Qui sait, un super-héros de la tech pourrait débarquer et remettre la roue dans le bon sens ? En attendant, souhaitons que la société trouve vite une prise… ou au pire, qu’elle puisse rebondir – même sans assistance électrique. Après tout, si Rad Power traverse la tempête, ce ne serait pas la première entreprise à pédaler dans la semoule avant de revenir au galop… avec un moteur flambant neuf !
Source : Techcrunch




