« L’Intelligence artificielle, c’est génial… mais ça fait rarement la vaisselle ! » Bienvenue dans l’univers merveilleux où les robots ne se contentent plus de battre Kasparov aux échecs – ils ambitionnent désormais de repeindre la maison, trier votre linge et, qui sait, tenir votre prochain apéritif. Mais rassurez-vous : ce n’est pas le scénario d’un blockbuster dystopique, c’est tout simplement l’actualité croustillante offerte par SoftBank et son appétit robotique XXL.
Le géant japonais des investissements, SoftBank, vient de mettre un sacré ticket sur la table : 5,4 milliards de dollars pour s’offrir la division robotique de l’ABB Group, basée à Zurich. Une affaire qui, bien sûr, doit encore passer par la case approbations réglementaires (on n’achète pas 7 000 fans de mécanique comme on achète des croissants). L’actuel chef de la division, Sami Atiya, s’envolera vers de nouveaux horizons une fois l’accord bouclé d’ici à 2026. On espère juste qu’il sera accompagné par un robot porteur de bagages.
Mais pourquoi cette folie robotique ? ABB Robotics, c’est le roi du pick & paint, avec des machines spécialisées dans la sélection de pièces, le nettoyage, et la peinture industrielle. Malgré leurs efforts électriques, la division n’a généré « que » 2,3 milliards de dollars en 2024, en baisse par rapport à l’an dernier. ABB envisageait déjà de la transformer en société indépendante, mais SoftBank a préféré sortir le chéquier pour pimenter la danse des robots. Peut-on parler de coup de foudre technologique ?
La véritable révolution robotique ne viendra pas toute seule : elle attend le bon investisseur pour changer notre réalité.
SoftBank rêve de relancer la croissance de cette pépite suisse, persuadé que le mariage entre leur amour de l’intelligence artificielle et le savoir-faire robotique d’ABB donnera naissance à un Frankenstein industriel flambant neuf… mais plus sympathique (et moins porté sur les fourches et la foudre). Ce n’est pas un coup d’essai pour SoftBank : entre participations dans les startups Skild AI et Agile Robots ou encore la création de SoftBank Robotics Group, ils empilent les robots comme d’autres collectionnent les timbres. L’objectif affiché ? « Propulser l’humanité en avant » grâce à l’alliance de super intelligence et de bras mécaniques. Rien que ça !
Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie à quatre têtes de SoftBank : la robotique s’invite ainsi à la table aux côtés des puces IA, des centres de données et de l’énergie. Selon Masayoshi Son, le grand patron, nous sommes entrés dans une nouvelle ère : après les PC, Internet et smartphones, place à la révolution orchestrée par l’intelligence artificielle. Le message est clair : la prochaine fois que vous invoquerez l’IA, attendez-vous à ce qu’elle débarque chez vous avec des roues et des pinces à la place des mains !
Derrière l’enthousiasme se cache quand même une interrogation : les chiffres d’ABB Robotics sont en baisse, et ce rachat à coups de milliards ressemble à une opération sauvetage. SoftBank veut croire en la magie du capital et de la synergie pour relancer la machine… Mais, la robotique physique, ce n’est pas binaire : aujourd’hui, vos robots peignent des voitures ; demain, ils peindront peut-être des portraits à la Monet. Avec SoftBank, il ne faut jamais se fier aux apparences : leur prochain robot pourrait bien s’appeler… IRL-2000.
Alors la prochaine fois qu’un robot vous tendra la main, ce ne sera peut-être plus une figure de style. Est-ce le début d’une nouvelle « ère galvanisante » ? Ou juste un autre feuilleton tech où tout le monde tente de prendre son (bras) pied ? Seul le temps et les piles rechargeables nous le diront !
En attendant, restons sur cette pensée : avec tous ces robots, SoftBank ne risque plus jamais d’avoir de panne d’inspiration… ni de panne de courant !
Source : Techcrunch




