« Un bijou intelligent, c’est pratique, mais si c’est pour enregistrer belle-maman à table, ce n’est plus un gadget, c’est une arme ! » Voilà comment résumer, en une phrase, le grand dilemme du nouveau marché des gadgets AI à porter autour du cou. Entre la tentation d’être James Bond et la peur de finir en paparazzi involontaire, la frontière est plus fine qu’un micro capteur !
Ces derniers temps, les startups se sont données le mot : rien de plus tendance que la prise de notes automatisée et la transcription minute via des gadgets portés comme des accessoires. Plaud, Pocket et d’autres surfent sur la vague du “tout consigner”, alors que des concurrents inventent des porte-clés et bracelets un rien trop curieux. Mais évidemment, tout le monde n’a pas envie d’être enregistré à la moindre pause café. Imaginez un monde où chaque “tiens, il pleut” est gravé pour l’éternité… angoissant, non ?
C’est là qu’entre en scène Taya, l’anti-agent secret du secteur. Imaginé par Elena Wagenmans (ex-designer chez Apple), ce pendentif connecté promet de n’écouter que vous ! Avec son faux air de bijou chic, ce micro branché s’active à la demande par un bouton – rien de clandestin ici, promis juré. L’appli compagnon sur iOS stocke vos précieuses pensées, transformant vos monologues internes en notes consultables et même interrogeables par chat IA. Finis les “minutage de la machine à laver” mélangés aux “courses à faire” de votre voisin : ici, c’est uniquement votre voix qui compte.
Oubliez les espions, voici l’ère du bijou branché qui ne vole que vos propres secrets.
Le truc en plus ? Taya fait passer une petite audition à votre voix au démarrage, histoire de garantir que ce soit bien vous (et pas l’éternuement du collègue de l’open space) que le bijou capture. Cerise sur le micro, la startup teste aussi des micros directionnels pour rester centrée sur l’utilisateur. En prime, l’app offre un retour direct pour vous rassurer : “Oui, note prise, respirez !”.
Avec 5 millions de dollars de fonds levés (merci MaC Venture Capital, Female Founders Fund et autres a16z), Taya ne cache pas son ambition : devenir LE gadget portable pour les gens qui veulent rester maîtres de ce qu’ils notent… et de leur apparence. Et puisqu’on parle d’apparence, on espère que le pendentif n’oublie pas d’aller avec vos chaussettes préférées !
La philosophie est d’ailleurs simple : du solo, rien que du solo. Pas question de consigner le “commentaire ciné” de l’autre côté du bureau, ou le dernier ragot échangé dans la file de la cantine. Pour Adrian Fenty, investisseur chez MaC, Taya s’éloigne carrément de la foule des “notetakers” classiques qu’on imagine très occupés à capter des brainstormings interminables. Ici, on revient à l’essentiel : sa propre voix, son propre usage, et si possible, sans risquer de fâcher tout l’open space !
En résumé, Taya invente la discrétion high-tech, à la frontière entre design, utilité et respect de la vie privée. Alors, prêts à accrocher vos pensées à votre cou ? Car une chose est sûre : aujourd’hui, pour ne pas se faire entendre, mieux vaut avoir le micro – mais seulement pour soi.
Et qui sait, demain, le vrai bijou à offrir, ce sera peut-être un cadeau bien… en voix !
Source : Techcrunch




