« Tout ce qui monte finit par redescendre – même les applis IA dopées à la hype ! » Pas de doute, ChatGPT sur mobile a longtemps flirté avec les sommets du succès, mais d’après les plus récents rapports d’Apptopia, l’ascenseur cesse d’installer de nouveaux étages. Après des mois à grimper plus vite que l’ego d’un influenceur TikTok, la croissance des téléchargements montre des signes de fatigue… Peut-être que la lune de miel touche à sa fin ?
En jetant un œil aux utilisateurs actifs quotidiens à travers le globe, on constate une certaine accalmie dans le déluge des nouveaux arrivants. Les aficionados inconditionnels restent fidèles, mais la file d’attente pour découvrir l’application commence à ressembler à un lundi matin dans un bureau sans café.
La tendance depuis le mois d’avril ? Le taux de nouvelles installations chute doucement mais sûrement. Octobre n’est pas encore fini, mais il annonce déjà une baisse de 8,1% du taux de téléchargements par rapport au mois précédent. Et attention, ici on parle bien de la croissance, pas du nombre total – car sur ce plan, ChatGPT enregistre toujours des millions de téléchargements chaque jour. Mais la vraie question, c’est : les utilisateurs reviennent-ils pour discuter savamment d’algorithmes ou juste pour demander une recette de mugcake ?
Le buzz, c’est bien, la routine, c’est mieux – ou comment ChatGPT passe du phénomène viral au compagnon quotidien (un peu moins sexy).
Aux États-Unis, l’amour fou semble battre de l’aile : le temps moyen passé sur l’appli a dégringolé de 22,5 % depuis juillet et le nombre de sessions par utilisateur plonge de 20,7 %. Les utilisateurs ne désertent plus l’appli massivement – la « churn » se stabilise –, mais ceux qui restent s’amusent moins longtemps : peut-être qu’on a fini le tour des blagues debout/couché avec ChatGPT ?
La compétition n’aide pas, avec Gemini de Google qui se pavane désormais en haut des classements, boosté par son modèle Nano Banana (non, ce n’est pas le nom d’un nouveau smoothie, mais bien d’une IA !). Pourtant, Apptopia relève que la baisse du temps passé avait déjà commencé avant la percée de Gemini – donc il ne suffit pas de pointer du doigt le voisin.
Quant aux améliorations maison, OpenAI a modifié son IA pour la rendre moins « lèche-bottes » (adieu l’ami robot hyper-poli ?) et, ironie du sort, plus froide #TeamIntrovertie. Résultat ? Les usagers ne font pas qu’accélérer leurs requêtes : ils en font juste… moins. La phase « découverte compulsive » semble derrière nous, place à une utilisation raisonnée, intégrée au quotidien. On ne fait pas tous les jours la fête avec ChatGPT, sauf pour le planter dans les réunions (« Non, ce n’est pas moi qui ai ajouté cette blague douteuse au compte-rendu, c’est mon IA, promis ! »).
Pour l’avenir, la team OpenAI va devoir sortir les muscles (et le chéquier marketing), inventer de nouvelles fonctionnalités ou risquer de laisser la routine s’installer définitivement. Car, comme toutes les apps autrefois hyper « bankables », ChatGPT devra apprendre à survivre sans l’effet « waouh ». Et si la nouveauté ne suffit plus… peut-être qu’un relooking façon “app du passé” changera la donne ?
Au final, si ChatGPT ralentit la cadence, c’est pour mieux s’installer dans nos vies : pas besoin d’être une superstar pour finir en indispensable… Après tout, même le pain grillé était une invention révolutionnaire, et on n’en fait pas tout un toast.
Source : Techcrunch




