« L’amour, c’est un peu comme l’IA : parfois, il tombe juste, parfois il fait des suggestions étranges. »
Tenez-vous bien à votre écran, swipeurs et swipeuses en quête de l’âme sœur : Bumble sort l’artillerie lourde de l’intelligence artificielle pour révolutionner le monde merveilleux (et parfois épuisant) de la rencontre en ligne. Désormais, votre meilleure amie ne sera plus la seule à critiquer votre bio ou vos photos : l’algorithme s’y met aussi, à grands coups de suggestions pour transformer un « Salut ça va ? 😉 » en rencontre éternelle (ou au moins en café sympa).
Concrètement, Bumble lance un outil mondial de coaching de profil, qui n’est pas là pour flatter votre ego mais pour donner des conseils « personnalisés et actionnables » sur vos descriptions et réponses. Si vous êtes aux États-Unis, jackpot : un outil spécial viendra même noter vos photos et vous dire si votre selfie avec lunettes de soleil fait fuir Cupidon. Exit les clichés ringards ou les photos « je me suis pris pour James Bond » ; bienvenue dans l’ère des suggestions IA, qui pourraient tout aussi bien sortir de la bouche d’une copine attentive… mais qui, manifestement, restent des scoops pour nombre d’utilisateurs.
Encore mieux : au Canada, Bumble expérimente la fonctionnalité « Proposer un rendez-vous », histoire de dynamiter ces conversations qui s’essoufflent plus vite qu’un footing lovers du dimanche. Trop timide pour suggérer un tête-à-tête autour d’un bubble tea ? Pas de problème, un bouton suffira à faire comprendre que votre apéro virtuel pourrait bien devenir réel.
Bumble mise sur l’IA pour remplacer la spontanéité… ou juste nous donner le courage que l’on n’a pas toujours.
Évidemment, certains diront : « Un vrai séducteur n’a pas besoin de bouton d’intention ! » Peut-être, mais les statistiques parlent d’elles-mêmes : les discussions stagnent, les rendez-vous peinent à se concrétiser, faute de courage ou d’envie de briser la glace. Quant à Vivek Sagi, le CTO de Bumble, il assure que ces petits coups de pouce IA réduisent la friction et augmentent la clarté – et qui sait, peut-être les chances de vrais duos hors-ligne.
La vérité, c’est que Bumble n’est pas la seule à jouer la carte de l’IA. Hinge a déjà lancé son outil pour générer des punchlines plus audacieuses que le tristement célèbre « Salut, ça va ? ». Tinder, de son côté, teste en Australie « Chemistry », une IA qui fouille dans votre pellicule photo comme Sherlock Holmes pour deviner qui vous êtes… à condition que vous acceptiez de partager toutes vos photos (big brother is swiping you).
Facebook Dating ne pouvait pas rester derrière : il vous propose désormais d’analyser les clichés que vous n’avez même pas postés, histoire que son IA propose des ajustements dignes d’Hollywood, mais pour séduire Pauline de Montrouge, pas les Oscars.
Reste la question existentielle : l’IA fait-elle vraiment des miracles côté love story, ou finit-elle juste par nous faire tourner en rond ? Certains jeunes ont déjà tranché : marre des apps ! Ils recommencent à draguer IRL, comme dans le temps où on n’avait pas besoin de chip, juste d’un sourire timide. Peut-être qu’au fond, l’amour, c’est plus analogique qu’on ne veut le croire. Et puis, si Cupidon était un robot, il aurait sûrement besoin d’une mise à jour…
Source : Techcrunch




