« Mon film préféré ? Celui où l’IA fait tout le montage pendant que je mange des pop-corn. » Voilà qui résume bien la promesse d’Adobe Firefly et son nouveau gadget intelligent, Quick Cut : fini les longues nuits blanches à trier vos rushs pendant que le reste du monde dort sur ses claviers. Adobe s’amuse à transformer le montage vidéo en partie de plaisir, ou au moins en histoire où l’humain garde la parole… et la souris.
Aujourd’hui, si vous rêvez de voir votre chat devenir la star d’un court-métrage sans passer par 200 clics et 300 glissés-déposés de B-roll, Quick Cut est là pour vous. Le principe ? On décrit le résultat qu’on veut (“Un film épique sur mon chat ninjutsu avec des transitions dramatiques”) et la magie de l’IA fait le reste : coupures automatiques, choix des plans, transitions stylées, tout s’enchaîne. Ce n’est plus du montage, c’est du “verbi-montage”.
Adieu la corvée d’importer des dizaines de giga de vidéos pour plonger dans une timeline infernale ! Avec Quick Cut, vous pouvez pointer du doigt (ou plutôt du clavier) le type d’ambiance, la vitesse des scènes, le format vidéo, et même choisir quels rushs ou timelines doivent passer sous la coupe révolutionnaire de l’IA. Si votre chef vous réclame la vidéo “pour hier”, voilà un outil qui va redonner le sourire à vos deadlines… et à votre service informatique.
Quick Cut ne promet pas de transformer tous les monteurs en Spielberg, mais il va leur économiser quelques litres de café.
L’outil d’Adobe joue franc-jeu : Quick Cut n’est qu’une première ébauche, une sorte de brouillon survitaminé qui vous fait gagner un temps fou sur les tâches ingrates. Il ne remplace pas le coup d’œil du monteur ni le sens du rythme du créatif, mais il fait le sale boulot à leur place. Comme dit Mike Folgner, l’oracle de l’IA vidéo chez Adobe, l’objectif c’est avant tout de permettre aux créateurs de “retrouver la joie du montage, pas celle des cuts répétitifs”. Traduction : moins de galère, plus de panache.
Pour ceux qui suivent la saga Adobe, la firme ne s’est pas arrêtée à Quick Cut. Ces derniers mois, Firefly affiche un sacré palmarès : éditeur vidéo basé sur une timeline à la sauce “prompt”, gestion des couches (non, pas celles du bébé), ajustements par instructions en langage naturel pour manipuler couleurs, angles de caméra ou sons… C’est un peu le buffet à volonté du montage digital, avec IA en chef cuistot.
On voit bien la stratégie : laisser l’IA faire le “sale boulot” et conserver aux humains la crème de la crème : choisir la meilleure prise, jouer (littéralement) avec les transitions, placer le plan qui tue… Bref, tout ce qui donne à un montage vidéo une âme et, avec un peu de chance, quelques likes en plus sur les réseaux.
Finalement, on a souvent dit que l’intelligence artificielle allait voler nos jobs… Mais visiblement, elle préfère surtout nous économiser des tendinites du poignet et des coups de gueule à deux heures du matin sur la timeline. Moralité : grâce à Quick Cut, le plus dur dans le montage, ce sera désormais… de trouver une bonne excuse pour traîner à la cafet’ !
Source : Techcrunch




