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Credits image : Nicolas HIPPERT / Unsplash

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Pile ou Face : La Renaissance Nucléaire joue à Réacteur Mystère

« Pour briller, il faut parfois savoir se réchauffer à la bonne source ! » Voilà une citation qui s’applique autant à la nouvelle vague d’entreprises nucléaires qu’à votre grille-pain du matin. La filière nucléaire, un peu démodée après Tchernobyl et Fukushima, fait son grand retour, parée de paillettes et de promesses… mais pas forcément avec toutes les clés en main.

Alors que les fonds pleuvent littéralement sur des startups à la sauce atome (1,1 milliard de dollars rien que ces dernières semaines, c’est plus qu’il n’en faut pour acheter des combinaisons de protection fashion), l’industrie mise gros sur la miniaturisation. Loin de l’envergure des monstres énergétiques comme Vogtle 3 et 4 en Géorgie – aussi célèbres pour leur productivité que pour leur capacité à exploser (les budgets, hein !) – les nouveaux venus promettent des réacteurs taille HLM et production à la chaîne. Votre mini-four au plutonium prochainement sur Amazon ?

Les arguments sont séduisants : plus petit, plus modulaire, donc plus flexible et (surtout) moins cher. Besoin de plus d’électricité ? Ajoutez un bloc comme dans un set de LEGO ! Sauf qu’entre la théorie et la réalité du béton, il y a… de la pratique. Les chercheurs étudient encore l’ampleur du gain (économique, pas radioactif) de ce modèle, mais chez les startups, on espère que le « plus petit » rime avec « plus rentable », et pas juste avec « plus mignon sur Instagram ».

La renaissance nucléaire s’annonce petite par la taille, mais immense par les défis industriels à relever.

Cependant, fabriquer à grande échelle n’a rien de facile (demandez à Elon Musk et à sa saga Model 3 !). Les startups américaines du nucléaire n’ont pas l’avantage d’une industrie rodée à la production de masse : on a perdu la recette de certains matériaux, et même nos meilleurs ingénieurs doivent aller shopper à l’étranger.

Milo Werner, investisseuse passée par les bancs de Tesla et Fitbit (« l’école des usines qui ne dorment jamais »), n’y va pas par quatre chemins : aux USA, on n’a pas construit de vraie usine industrielle depuis 40 ans. On a troqué nos casques de chantier contre… des chapeaux de cowboy, version canapé. Résultat : pas assez de bras, ni de têtes bien faites, du sol au plafond, pour relever le défi. Un comble alors que l’argent coule à flots !

Mais tout n’est pas perdu ! Bonus pour les startups : en démarrant la fabrication « à la maison », près de leurs équipes techniques, elles retrouvent de l’agilité, du retour d’expérience direct — et limitent les va-et-vient transocéaniques. Miser sur la modularité et l’industrialisation progressive permet aussi de rassurer investisseurs et régulateurs (« regardez, notre mini-réacteur ne tourne pas encore, mais qu’il est bien dessiné ! »).

Patience cependant, car la magie de la production à la chaîne met du temps à opérer. Les projections « optimistes » pourraient bien demander une décennie avant de porter leurs fruits… En attendant, le nucléaire new wave doit apprendre à fabriquer, non pas des rêves, mais des gigawatts – sans se griller les ailes.

En résumé : la renaissance nucléaire américaine, c’est un peu comme un plat de grand-mère cuisiné au micro-ondes pour la première fois. On espère que ça sentira la réussite… et pas le cramé !

Source : Techcrunch

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