« L’intelligence artificielle, c’est comme un bon café : il faut que ça réveille, mais pas que ça fasse tourner en rond. » — Voilà un adage que Mark Zuckerberg semble avoir pris à cœur, en dévoilant, avec la fanfare d’un festival de start-up, son tout nouveau bébé : Muse Spark, premier rejeton des laboratoires Meta Superintelligence Labs. Si vous aviez misé sur “Meta qui rattrape, voire double, ChatGPT dans la vague AI”, relancez donc la partie, car la course vient de prendre un virage… plutôt pétillant.
Petit retour sur le pourquoi du comment : Zuckerberg n’était pas à la fête avec Llama, sa précédente monture AI, la trouvant un peu à la traîne face aux vedettes du secteur telles qu’OpenAI ou Anthropic. Ni une, ni deux, il a lancé un appel (et surtout beaucoup de zéros) à Alexandr Wang, le cofondateur de Scale AI, histoire de donner un grand coup d’accélérateur à son équipe IA – au passage, Meta s’est fendu de 14,3 milliards de dollars pour une part costaude de Scale AI. Pas de demi-mesure pour Zuck!
Muse Spark arrive donc bardé d’espoirs et d’agents parallèles (c’est plus hype que d’avoir plusieurs cerveaux sur le même problème). Comme le dit Meta, “pour dépenser plus de temps lors des raisonnements sans ralentir la machine, on multiplie les agents qui collaborent côte à côte”. Un vrai brainstorming numérique, avec des réponses censées jaillir plus vite qu’une notification Messenger après minuit.
Muse Spark n’est pas qu’un énième assistant : Meta veut que ses IA résolvent vraiment vos problèmes, pas seulement discuter météo !
Zuckerberg espère évidemment que Muse Spark saura conquérir les foules, désormais accessible sur le web ou via l’app Meta AI. Et la firme n’entend pas s’arrêter là : bientôt, un mode “Contemplating” devrait permettre à Muse Spark de se pencher sur des questions plus corsées — parfait si vous aimez voir l’IA transpirer sur vos devoirs de maths ou plans de bataille pour réparer un grille-pain (ou improviser un mini-jeu). Mais avouons-le, la vraie question, c’est : ouvrira-t-elle un jour un paywall, comme l’ont fait OpenAI ou Anthropic pour leurs modèles plus balaises ? Rien n’est moins sûr (mais le suspense, c’est vendeur aussi).
Et comme aucune IA en 2024 ne serait hype sans une touche « santé », Meta annonce aussi que Muse Spark pourrait vous filer un coup de main pour vos petites préoccupations médicales. Spoiler : les concurrents bossent déjà dessus aussi. Mais tout cela pose LA question qui chatouille : quid de la vie privée ? Pour utiliser Muse Spark, il faudra (bien sûr) se connecter via Facebook ou Instagram. Meta ne précise pas si vos emojis tristes ou posts de chatons seront utilisés, mais vu le passé de la maison, il y a fort à parier que vos data serviront à nourrir le superbe cerveau de Muse.
Côté talents, Meta n’a pas lésiné non plus : le groupe recrute à tour de bras chez OpenAI, Google et Anthropic, comme si débaucher quelques cerveaux pouvait suffire à programmer une révolution. En tout cas, dans la compétition AI, Meta n’a plus droit à l’échec. Ou alors, il faudra retourner planter des salades sur Farmville !
Zuckerberg l’a écrit noir sur Threads : c’est le début d’une nouvelle ère pour Meta, avec des “models toujours plus avancés, dont certains open-source, pour réaliser vos envies (même les plus farfelues)”. Plus qu’un assistant pour répondre à vos questions, il veut que ses agents fassent tout à votre place… sauf peut-être le café. Mais d’ici là, souvenez-vous : derrière chaque “Spark”, il y a parfois un sacré “Flop”.
Source : Techcrunch




