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Credits image : Igor Omilaev / Unsplash

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GM : la batterie prend le relais (d’énergie)

« Les batteries, c’est comme les gâteaux : il faut la bonne recette, le bon four, et personne ne veut finir avec un résultat tout raplapla. » Voilà qui aurait fait sourire les ingénieurs de General Motors, en pleine cuisine industrielle dans la banlieue de Detroit. Car derrière deux gros rectangles immaculés, planqués dans le Warren Tech Center, GM tente ni plus ni moins qu’un tour de magie : rendre la voiture électrique aussi abordable qu’un café en terrasse (enfin, presque).

Avec son nouveau Battery Cell Development Center (pour les intimes, le « BCDC » – Non, ce n’est pas un groupe des années 80), General Motors veut électrifier le futur. Niché dans 500 000 pieds carrés de béton discret, le BCDC est destiné à être le cerveau (et le foie) de l’innovation batterie du géant auto. Pour GM, l’enjeu, c’est simple : sortir de la crise électrique, maîtriser ses coûts, et injecter dans chaque voiture une batterie moins chère, plus costaude, et surtout, made in U.S.A.

L’histoire récente a été, disons,… électrique pour GM. Entre dépréciations massives, plans sociaux par wagons et mises en pause de SUV géants survoltés, on a presque cru voir le patron stocker des aspirines dans la boîte à gants. Comment remettre les watts après cette panne ? Réponse : miser sur une nouvelle chimie miracle, le LMR (Lithium-Manganèse-Riche). Propulsé par Kurt Kelty, l’ex-gourou batterie de chez Tesla, le LMR est censé conjuguer densité énergétique et prix mini comme un chef d’orchestre pile-poil à l’heure.

Derrière le look Ikea du centre, c’est la survie électrique de GM qui se joue — et peut-être, la démocratisation de la voiture électrique.

Le plan de bataille, c’est d’en finir avec les super-batteries chères (NMC, nickel-manganèse-cobalt pour les intimes), reléguées aux modèles de luxe, et de propulser le LMR partout ailleurs. Le but ? Maintenir des autonomies XXL (vous avez dit Chevrolet Silverado et ses 600+ km ?) tout en économisant 6 000 dollars pièce. Rien que ça… Mais passer de la trouvaille de laboratoire à la giga-production, c’est un peu plus compliqué que de doubler les doses dans une recette de fondant au chocolat.

Le BCDC se transforme alors en usine-pilote géante, capable de sortir 2500 cellules par jour pour s’assurer que la sauce prenne en grand. Si la petite sœur du labo voisin produit une poignée de batteries par jour, ici, on cuisine pour tout le Michigan. Le challenge ? Atteindre 85% de taux de réussite industriel vitesse éclair — sinon, la technologie finit au placard… ou sur le coin d’une table lors d’un prochain hackathon débridé.

Mais la techno évolue aussi côté… bits et octets ! Pour éviter d’exploser le budget (et quelques batteries au passage), GM fait chauffer l’intelligence artificielle : modèles physiques, jumeaux numériques en réalité virtuelle et simulateurs de recettes chimiques. De quoi économiser des millions avant même de fabriquer la moindre vis, et d’apprendre à corriger les bugs techniques… en VR, casque sur la tête !

Si tout roule du côté du BCDC, les premières batteries LMR sortiront de l’usine d’ici la fin de l’année, coupant la ligne d’arrivée avec l’espoir d’envoyer la concurrence chinoise dans le décor. Et si la chimie est la star du moment, GM sait que la course sera longue… car demain, la batterie sera aussi stratégique que le moteur thermique hier.

Qui l’eût cru ? Pour faire le plein d’électricité, il faudra désormais maitriser la recette du « gigawatt au kilo », et, chez GM, on espère surtout : ne pas finir les batteries à plat… littéralement et figurativement !

Source : Techcrunch

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