« Si tu veux que ça marche, fais-le toi-même ! » confiait un ingénieur anonyme, probablement agacé d’avoir perdu à nouveau une carte graphique dans la guerre des puces AI. (Oui, on ne rigole pas tous les jours chez Meta.) Mais bon, on a compris la leçon : face à la pénurie mondiale de composants et à des GPU qui valent plus que leur poids en bitcoins, Mark Zuckerberg et sa bande ont décidé de plonger les mains dans le silicium pour fabriquer leur propre cerveau artificiel.
Meta, bardée d’ambitions et probablement à court de timbres NVIDIA, va donc sortir dès septembre une nouvelle fournée de puces IA maison, les fameuses MTIA (Meta Training and Inference Accelerator). Selon un mémo interne, une première puce a terminé sa course d’obstacles en six semaines chrono. Pour l’occasion, c’est un véritable pot-au-feu technologique : Broadcom mijote le design, TSMC cuit le tout, Samsung assaisonne de RAM, Sandisk apporte le dessert de stockage, et Sumitomo Electric offre le supplément fibre optique.
Mais ne croyons pas que Meta se prenne pour le chef cuistot suprême du silicium. La stratégie, c’est plutôt le DIY modulaire et évolutif, la recette de grand-mère pour survivre aux révolutions technologiques qui changent plus vite que la coupe de cheveux de Zuckerberg. Ces nouveaux ingrédients électroniques seront bientôt partout, du ranking d’algorithmes aux recommandations pour votre prochain Reels viral.
Face à la rareté des GPU, Meta met la main à la pâte et sort sa propre fournée de puces pour cuire du bon gros modèle IA.
Mais attention : même si Meta presse ses propres oranges pour faire du jus de calcul, il n’a pas abandonné les vieilles habitudes. La société continue de claquer des milliards chez Nvidia, AMD, ARM, et même, tenez-vous bien, chez Amazon. Oui, rien de plus normal que d’acheter du GPU à son éternel rival : dans la vallée, les ennemis d’hier sont les fournisseurs d’aujourd’hui.
Combien ça coûte tout ce cirque ? Environ 145 milliards de dollars rien que cette année, dont une très grosse tranche pour étancher la soif de compute des projets IA de Meta. Entre nouveaux data centers à travers le globe, deals énergétiques, et projets de doubler sa capacité de calcul pour faire tourner sa série Muse Spark, Meta se donne les moyens de ses ambitions. Aux dernières nouvelles, 7 gigawatts de « power-up » pour 2026 — de quoi recharger 10 millions de smartphones, ou un soupçon d’ego numérique.
Loin d’être la seule dans la bataille, Meta voit OpenAI sortir sa propre puce avec Broadcom, Anthropic discuter cuisine avec Samsung, pendant qu’Amazon et Google chassent aussi Nvidia dans la jungle du hardware IA. Bref, la Silicon Valley ressemble de plus en plus à une émission de Top Chef, version puces : chacun veut son tablier, personne ne veut finir simple goûteur, et tout le monde espère décrocher l’étoile de l’autosuffisance.
Enfin, à ceux qui voudraient interroger Meta sur tout ce remue-ménage, pas de réponse. Mais au fond, qui aurait cru que, face à la pénurie de GPU, faire maison serait la meilleure recette pour survivre ? À ce rythme, le prochain slogan de Meta pourrait bien être : « À court de cartes ? On fait nos propres jeux ! »
Source : Techcrunch




