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Credits image : Brett Jordan / Unsplash

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Uber… et Orchestré : La grande symphonie de l’appli tout-en-un

« Tu peux tout avoir dans la vie… sauf peut-être un Uber qui arrive vraiment à l’heure à Paris. » C’est sûr, on connaît tous Uber pour les trajets à la demande ou, pour les plus gourmands, la livraison de sushis qui arrivent toujours en triangle. Mais sous le capot de l’appli au U géant, il y a désormais bien plus à découvrir que la simple course du vendredi soir.

Loin de se contenter de jouer les taxis et livreurs, Uber a bien décidé de devenir le couteau suisse – ou devrions-nous dire le smartphone suisse – de notre quotidien. Ces derniers temps, on peut réserver un hôtel (merci Expedia), louer un bateau en Europe, ou faire ses courses dans des boutiques locales même si elles n’ont jamais rêvé de vendre un avocat sur Uber Eats. Bref, si demain Uber proposait la balade à dos de lama dans les Andes, on ne serait même pas surpris.

Mais derrière cette avalanche de fonctionnalités, tout n’est pas si simple, ni aussi désintéressé qu’on pourrait le croire. Uber s’est lancé dans la finance avec sa fameuse « Uber Pro card » pour ses chauffeurs, histoire de maximiser à la fois l’efficacité… et l’attachement à la plateforme. On murmure même qu’Uber fait les yeux doux à l’Intelligence Artificielle : un assistant IA propose déjà les coins où la demande explose, et pour les accros de la livraison, un assistant fait la liste de courses. De quoi donner des idées à vos propres assistants vocaux qui eux, préfèrent sans doute la sieste.

Uber n’est plus seulement un transporteur ou un livreur, mais un véritable chef d’orchestre ambitionnant de jouer toutes les partitions de notre vie connectée.

En parallèle, le géant californien bichonne ses nouveaux joujoux : des voitures truffées de capteurs, pilotées par le projet « AV Labs », sillonnent les routes pour collecter un max de données. Objectif affiché : aider les partenaires dans la course folle des taxis autonomes, même si Uber n’hésite pas à s’allier… tout en restant un redoutable rival (coucou Waymo !). On l’aura compris, posséder la data, c’est aussi avoir la main sur le volant, même pour les voitures sans chauffeur.

Côté compétition, Uber joue franc jeu : la vraie inquiétude, ce n’est pas tant la concurrence d’Airbnb, Lyft ou Bolt, mais plutôt de savoir si Uber arrive à épater ses clients. Après tout, c’est peut-être la loi du marché qui oblige à en faire toujours plus… ou, avouons-le, un petit complexe de super-app à la sauce asiatique qui titille Uber depuis quelques années.

Et la question qui fâche : Uber revend-il nos données à des sociétés spécialisées dans l’IA ? La réponse mérite un détour : non, les conversations en voiture ne sont pas enregistrées en douce, mais oui, les chauffeurs peuvent être sollicités – volontairement – pour annoter de la data ou transcrire de l’audio, histoire d’arrondir leurs fins de mois et d’aider à façonner des IA un brin plus futées.

À la fin de la journée, le vrai défi est de garder les pieds sur terre tout en ayant la tête dans le cloud : Uber rêve d’un assistant vraiment intelligent capable de gérer vos voyages de A à Z, mais admet qu’il faudra patienter avant de dire « Uber, planifie-moi tout de A à Lima » et que la magie opère.

Finalement, à force de cumuler les métiers, Uber n’a-t-il pas peur d’y perdre son latin ? Au rythme où ça va, la prochaine étape ce sera peut-être… une option pour se faire livrer un service de livraison. Et là, honnêtement, on marcherait… ou on prendrait un Uber.

Source : Techcrunch

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