« Un bon photographe ne rate jamais une photo… il l’améliore avec un bouton IA ! » On connaissait les filtres Instagram et le correcteur d’yeux rouges, mais Adobe a décidé de transformer notre manière de prendre des photos sur iPhone en véritable Masterclass. Leur application Project Indigo, déjà un terrain de jeu pour les amateurs de clichés sophistiqués, vient de gagner une panoplie de super-pouvoirs propulsés par – oh surprise – l’intelligence artificielle.
Équiper votre caméra de smartphone de LLM (non, pas la Ligue des Licornes Mystiques, mais les Large Language Models) pour obtenir des critiques dignes d’un prof de photo arty, voilà le nouveau délire d’Adobe. Dites adieu aux hésitations interminables sur le cadrage ou à la lumière incertaine, désormais c’est votre appli qui, comme un coach zen, vous souffle les meilleures astuces pour briller sur vos stories. Trois modes supplémentaires : critique photo “pro”, conseils instantanés, et des suggestions pour éditer comme un pro ou… une IA !
Le patron du projet, Marc Levoy – un nom qui rime avec pixel et innovations – explique que la plupart des outils IA se contentent de bâcler la retouche à coups de prompt hasardeux. C’est un peu comme demander à un chef étoilé de cuisiner à l’aveugle : risqué. Indigo propose donc des boutons (et pas des prompts ésotériques) pour des résultats sans mauvaise surprise, et surtout, des conseils étonnamment précis. Vous aurez même droit à des suggestions façon “enlève la boîte blanche là” ou “essaie un cadrage malicieux, coco”.
L’IA, c’est comme un professeur malicieux : elle note vos photos et vous apprend à tricher… façon artistique !
Indigo ne s’arrête pas à la leçon de photo : il embarque aussi des outils d’édition turbo. L’objet indésirable qui gâche votre selfie ? Un clic, pschitt, éliminé ! Plus besoin de tracer comme un chirurgien pixelisé autour de la poubelle ou du poteau téléphonique : l’IA sait déjà quoi faire. Et si l’arrière-plan semble un peu plat, hop, un effet de profondeur pour jouer au photographe pro, sans avoir à transporter un réflex de 2 kilos.
Côté style, Indigo sort l’artillerie lourde : aquarelle, esquisse à l’encre, ligne monochrome… on croirait revoir Prisma en mode 2024 mais avec le brushing parfait. Oui, ces effets existaient déjà ailleurs, mais Adobe voulait sans doute vérifier si l’IA savait aussi dessiner sans dépasser.
Ironie du sort, alors que Marc Levoy tacle l’édition basée sur les prompts, Indigo propose quand même sa version maison : vous décrivez ce que vous voulez, l’IA s’exécute… parfois pour le pire, parfois pour le meilleur. Le moteur Gemini Nano Banana (oui, c’est son vrai nom, à défaut de se prendre au sérieux) turbine en coulisse, tout en laissant la porte ouverte à Adobe Firefly.
Pour l’instant, cette caverne d’Alibaba photographique est réservée à quelques heureux élus – histoire d’éviter l’invasion de photos “sloppy” sur nos feeds. Ce qui est sûr : Indigo montre que derrière chaque photo ratée se cache peut-être le coup de baguette magique d’une IA, ou juste une bonne vieille poubelle virtuelle. Et si jamais l’IA vous suggère de flouter votre plat du jour : c’est peut-être pour votre réputation, pas pour l’art.
Source : Techcrunch




