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Credits image : Marija Zaric / Unsplash

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Quand la VC mord la com

« Ne vous disputez pas avec les robots, vous finirez toujours par marcher sur la queue d’un chien virtuel. » On savait déjà que le monde du capital-risque savait faire bouillonner les portefeuilles, mais qui aurait imaginé qu’il maîtrisait aussi l’art du troll sur internet ? Cette semaine, General Catalyst (alias GC) s’est lancé à l’assaut de la cour de récréation… pardon, de Twitter X, avec un sketch vidéo aussi piquant qu’un investisseur qui a raté le dernier pitch de sa vie.

Dans cette parodie digne d’un Mac vs PC version VC, on découvre deux personnages bien distincts. D’un côté, « VC », figure à la tête lisse et immense, clin d’œil à peine voilé à Marc Andreessen (cofondateur d’Andreessen Horowitz, a16z), affublé d’un air mal réveillé — oui, même l’influence nécessite une bonne dose de sommeil parfois ! De l’autre, le « GC », sourire Colgate, chevelure épaisse, look branché… Toute ressemblance avec Justin Long (le « Mac » original) n’est pas fortuite.

La mise en scène est savoureuse : GC demande à VC ce qu’il fait avec son chien-robot baptisé « Woof AI ». VC, tout fier, vante les mérites de son compagnon sans poils ni batterie à changer – et tente, bien sûr, de rallier GC pour investir dans sa startup canine IA. GC, lui, résiste à la tentation des pitch decks en faisant l’apologie du chien « vrai », celui qui jappe, bave et dévore les chaussettes, et dégaine même le discours « responsabilité éthique ».

Dans la Silicon Valley, même les chiens robots ont droit à leur buzz… et ça, c’est la vraie bataille de niche !

Mais le clou du spectacle arrive lorsque VC tente un coup de pied (virtuel, ouf !) dans le chien-robot, qui se venge aussitôt en le poursuivant hors champ sous les yeux hilares du web. Avec plus de 2,4 millions de vues et une flopée de commentaires oscillant entre l’écœurement, l’hilarité et le second degré, la vidéo n’a laissé personne indifférent. Il faut dire que le message sous-jacent était aussi subtil qu’un financement en série A : « Chez a16z, on mise sur tout. Chez nous, on a des standards. » (GC, un commentaire ? Toujours pas.)

Le duel aurait pu s’en arrêter là, mais Marc Andreessen, never not online, ne pouvait pas rester sans répondre. Entre les « smarmy » et autres sous-entendus sur la « hauteur relative » des protagonistes (l’humour, c’est aussi du personal branding), toute la famille a16z a débarqué pour défendre son honneur. Même les comparateurs s’en sont mêlés : pour certains, le beef GC vs. a16z, c’est le Kendrick contre Drake de ceux qui savent ce qu’est une valorisation 409A. Rien que ça.

Mais soyons lucides : la morale de l’histoire, c’est que toutes les grandes maisons de la Silicon Valley ont quelques squelettes (ou chiens mécaniques) dans leur placard. Si General Catalyst s’amuse à pointer du doigt les start-ups controversées d’a16z, il suffit de jeter un œil à leurs propres investissements (coucou la tech de surveillance et les marchés de paris) pour sourire doucement. L’ironie est aussi palpable que les réactions gênées des spectateurs.

Au final, ce buzz démontre une chose : dans la jungle du capital-risque, tout le monde prétend avoir le meilleur flair, mais rare sont ceux qui se refusent un os juteux… IA ou pas ! En tout cas, une chose est sûre : dans la tech, mieux vaut rater son chien que rater son buzz. #WoofWoof

Source : Techcrunch

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