« Quand deux titans de la tech décident de collaborer, c’est parfois comme demander à Siri de faire la vaisselle : tôt ou tard, ça finit par des taches. »
Bienvenue dans la dernière telenovela de la Silicon Valley ! Cette fois-ci, OpenAI, la star montante de l’IA, s’est pris les pieds dans le câble Lightning en intégrant ChatGPT chez Apple. Au lieu de la pluie d’abonnements et de notoriété attendue, OpenAI se prend une bonne averse de frustration. Selon nos confrères bien renseignés de Bloomberg, la situation est si électrique que la boîte à Sam Altman a embauché des avocats pour vérifier ses options juridiques contre la pomme la plus gardée au monde… mais cette bataille d’avocats attendra la fin du duel déjà épique avec Elon Musk au tribunal.
On commence à comprendre que, dans le monde merveilleux d’Apple, les développeurs externes sont comme des invités à une pendaison de crémaillère… mais ils doivent souvent rappeler qu’ils ne vivent pas vraiment ici. D’Adobe à Google, Apple a parfois pris un malin plaisir à remettre ses « amis » à la porte dès que la fête devenait un peu trop animée à son goût.
Il n’y a pas d’amis, il n’y a que des contrats dans la tech… et parfois, même eux disparaissent dans l’iCloud.
Pour ceux qui auraient raté l’épisode, l’intégration de ChatGPT avait été présentée en grandes pompes à la WWDC 2024 : ChatGPT devait enrichir Siri et même scanner vos photos pour répondre à toutes vos questions existentielles. Sauf que dans la vraie vie, les fonctionnalités sont restées planquées plus profondément qu’un port jack dans un iPhone récent, et OpenAI fait grise mine : ni abonnements en or, ni visibilité rayonnante. Un dirigeant d’OpenAI a d’ailleurs résumé la situation à Bloomberg par un magnifique « Ils nous ont demandé de faire confiance… résultat, ça a été une chute sans filet. »
Mais attention, la pomme a aussi ses soucis ! Apple est chatouilleuse sur la confidentialité des données et aurait peu goûté l’appel du pied d’OpenAI vers le hardware… surtout lorsque ce sont d’ex-cadres d’Apple, dont Jony Ive himself, qui tiennent le marteau. On dirait bien une partie de ping-pong où personne n’a envie de ramasser la balle.
Rappelons qu’OpenAI n’est qu’un énième chapitre de la saga « Apple et ses partenaires désenchantés ». Qui se souvient du divorce en fracas avec Google Maps, remplacé par Apple Maps (plus égarant que guidant) dans un moment si gênant que Tim Cook avait dû s’excuser en public ? Ou d’Adobe, dont le Flash a été froidement enterré par Steve Jobs ? Ou encore de Spotify, qui a dû sortir le violon devant la Commission européenne pour bénéficier d’un traitement équitable ? Spoiler : la playlist Apple Music a coûté à Apple 1,8 milliard d’euros d’amende.
Cela dit, tout n’est pas toujours perdu ! Les affaires passent avant les rancœurs, comme le montre le nouveau flirt Apple-Google, cette fois autour de l’IA : Gemini, le modèle de Google, va alimenter la prochaine génération de Siri… contre un chèque d’un milliard de dollars annuel. Eh oui, même les ex peuvent refaire équipe devant les caméras si le prix est le bon.
Pendant ce temps, OpenAI continue d’accumuler les dramas : entre l’attaque judiciaire d’Elon Musk qui l’accuse de trahir son âme d’enfant et les tensions à répétition avec Microsoft, son principal soutien, il paraît que l’IPO d’OpenAI vaudra son pesant de pop-corn. Rappelons-nous : dans la Silicon Valley, la seule chose qui va plus vite que l’innovation, c’est le changement de partenaires… et le dépôt de plaintes !
Allez, assez causé. Dans cette cour de récré géante, une chose est sûre : avec OpenAI et Apple, il faut toujours garder un œil sur… la pomme de discorde !
Source : Techcrunch




