« Vouloir être à la page, c’est bien. Être radié de la page, c’est moins fun ! » Voilà comment pourrait résumer l’ambiance chez Delve, la startup censée pouvoir garantir la conformité des autres… mais qui vient de se faire sortir du très select annuaire de Y Combinator plus vite qu’un stagiaire sans badge à la cafét’.
Soyez rassurés, Delve ne fait désormais plus partie du prestigieux bottin de YC, les Steve Jobs en power suit de l’incubation garage. Même la page officielle a disparu dans une brume numérique, prouvant que parfois, la seule chose plus éphémère qu’une licorne, c’est son URL. La COO Selin Kocalar a confirmé la rupture sur X (ex-Twitter, ex-peace of mind), versant une larme sur leurs premiers souvenirs d’interview au MIT, entre deux selfies de machines à café.
Mais YC n’est pas le seul à fuir ce camembert qui pique : Insight Partners, autre investisseur notable, a aussi joué à cache-cache avec ses anciennes déclarations d’amour à Delve, en supprimant puis en restaurant avec un air coupable ses posts. L’ambiance est donc à la déconnexion affective : Delve fait fuir les “VC” comme un tableur Excel non sauvegardé un vendredi soir.
Quand la tech promet la conformité, c’est parfois la controverse qui s’installe.
Mais pourquoi tout ce ramdam ? Eh bien, Delve doit répondre à une pluie de critiques anonymes accusant la startup d’avoir fourni à des clients du faux label conformité. Certains, comme l’insaisissable “DeepDelver”, dénoncent un service qui sauterait les « vraies » étapes cruciales, générant des rapports à la chaîne, signés les yeux fermés par des “certification mills” à la générosité légendaire. Ambiance “compliance Netflix en illimité” : tu passes plus de temps sur ton popcorn que sur ton audit de sécu.
Les révélations se sont enchaînées façon série à suspense : fuites de données, accès imprévus à des documents sensibles, soupçons de plagiat sur des outils open source… et cerise sur le pudding : un malware embarqué dans le projet open source LiteLLM, client de Delve. On comprend que certains clients aient préféré changer de startup, voire de mot de passe et de vie sociale.
Face au déluge, Delve contre-attaque dans un post de blog digne d’une scène de thriller : selon eux, ils sont victimes d’une attaque malveillante orchestrée par un usurpateur ayant acheté des accès sous faux noms ! La société aurait même engagé une société indépendante de cybersécurité pour élucider ce polar, jurant grand dieu que tout cela n’est qu’une “smear campaign” montée de toutes pièces – alors diffamer ou pas diffamer, là est la question.
Côté open source, Delve assure avoir respecté la licence Apache 2.0 (la “bible” commerciale pour bidouilleur pressé), et insiste sur ses efforts pour rassurer les clients, proposant des ré-audits gratuits et de jolis templates de procès-verbaux “à personnaliser selon l’humeur”. Cerise sur la start-up : le CEO admet avoir peut-être grandi trop vite en oubliant de grandir “de l’intérieur”, style ado à la voix cassée.
TechCrunch, en bon détective, a filé demander leur version à YC et DeepDelver… Mais en attendant la suite du feuilleton, une chose est sûre : en compliance comme en cuisine, trop d’automatisation, ça fait parfois griller la confiance. La tech, c’est bien, la confiance, c’est mieux… et la transparence, c’est comme le code : mieux vaut éviter les bugs.
Source : Techcrunch




