« Le futur appartient à ceux qui se lèvent tôt… ou à ceux qui investissent dans la fintech en Ouzbékistan ! » Voilà de quoi méditer avant votre première gorgée de café. Car c’est bien au pays des bazars et des melons juteux que l’on trouve désormais l’une des licornes les plus rapides de l’histoire de la tech : Uzum. Un nom frais comme son ambition, qui, avec une valorisation à 2,3 milliards de dollars (oui, rien que ça), fait bourgeonner l’économie digitale nationale à vitesse grand V.
Cette croissance, aussi effervescente qu’un soda mal secoué, est boostée par une nouvelle levée de fonds de 131,5 millions de dollars menée par des investisseurs du sultanat d’Oman (on imagine bien le sultan en train de swiper à toute allure sur Uzum Market) accompagnés de mastodontes comme Tencent et autres vétérans du capital-risque. On est loin des tapis volants, mais cette startup vole déjà très, très haut. En à peine deux ans, Uzum est passée du stade de poussin numérique à celui d’aigle royal, avec trois levées de fonds en sept mois et une ambition claire : révolutionner le e-commerce, la banque et les prêts aux consommateurs sur tout le territoire – le tout, sans même passer par la case « supermarché des années 90 ».
Mais alors, comment une entreprise ouzbèke a-t-elle pu coiffer au poteau l’économie traditionnelle et attirer plus de 20 millions d’utilisateurs, soit plus de la moitié de la population adulte du pays ? Spoiler : il ne s’agit pas que d’une success story boostée par la jeunesse connectée – la stratégie maison est aussi un modèle du genre. Uzum n’est pas juste un marketplace pour ceux en manque de chaussettes funky. La plateforme s’est vite métamorphosée en un écosystème où l’on trouve e-commerce, services bancaires et, cerise sur le plov, des crédits à la consommation et même de la livraison express de kebab ! Oui, en Ouzbékistan, digitaliser, c’est vivre.
En Ouzbékistan, il ne faut pas sous-estimer la puissance d’un marché jeune qui saute l’étape du supermarché pour atterrir direct dans l’appli mobile.
Au-delà des chiffres d’audience dignes d’un best-seller, c’est la rentabilité qui surprend : 691 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2025, un bénéfice net de 176 millions et un volume de paiement annuel de… 11 milliards de dollars. Signe que la fintech maison ne fait pas de la figuration : la banque numérique Uzum a déjà conquis 5 millions de clients et distribué l’an dernier près de la moitié de toutes les cartes bancaires du pays ! Un exploit dans une région où le cash reste roi, mais où la démat’ avance à coup de néobanques et de prêts instantanés. On ne rigole plus quand on sait que 1,2 milliard de dollars de crédits sont passés par ses systèmes en 2025.
Pour répondre à l’appétit féroce du public (et aux cargos de marchandises turques et chinoises fraîchement débarqués), Uzum investit: 1 500 points de retrait, bientôt 3 000, et assez d’entrepôts pour faire pâlir Amazon Ouzbekistan. Le but ? Que tout le pays puisse se transformer, en un clic, en roi de la livraison express et du paiement digital sans friction – adieu le marchandage des bazars, bonjour les notifications push ! Ajoutez à cela un plan de recrutement massif (12 500 employés au compteur, et plus de bras dès demain), et la startup est bien partie pour remplir les salles d’aéroport de Tashkent de costards prêts à sonner la cloche de Wall Street.
Vrai coup de théâtre : contrairement aux clichés sur la lenteur et le folklore du commerce centre-asiatique, c’est peut-être ici que l’on testera demain les innovations bancaires les plus pointues. Outre des ambitions mondiales et une probable entrée en bourse d’ici trois ans (où ? Mystère digne d’un thriller uzbek !), Uzum veut devenir LA super-app du pays, façon mini-Alibaba au goût plov. De là à penser que l’Asie Centrale a trouvé son champion de la tech… il n’y a qu’un clic !
Comme on dit là-bas, « Mieux vaut un smartphone dans la poche qu’un chameau à l’horizon. » Et pour Uzum, on dirait bien que les melons poussent surtout… sur la blockchain !
Source : Techcrunch




