« Les ordinateurs font des calculs, mais les avocats font des factures. » – Un juriste anonyme, pour qui la loi… c’est cash. Mais en 2026, un vent d’IA souffle sur les robes noires, et il porte un drôle de nom : Legora. Et le géant Nvidia, ayant visiblement peur de rater le procès du siècle, vient d’y investir via son fonds NVentures. Un accord qui sent la justice disruptée à plein nez.
Si Legora est d’origine suédoise, son ambition est planétaire : révolutionner le travail des avocats avec une intelligence artificielle aussi efficace qu’un stagiaire qui ne compte pas ses heures… ni ses pauses café. Mais attention, sur le ring de l’IA juridique, il y a déjà un poids lourd américain : Harvey. Le combat promet d’être épique, car chaque camp veut devenir le chouchou des cabinets, des juristes et, bien sûr, des investisseurs à la recherche de la prochaine licorne à cravate.
NVentures ne débarque pas seul à la barre : Atlassian et quelques autres investisseurs ont aussi craqué pour Legora lors d’une levée de fonds qui frôle le « justice made in Silicon Valley » : 50 millions de dollars par-ci, 550 millions par-là… et hop, une valorisation qui grimpe à 5,6 milliards de dollars. Pas mal, mais encore loin du record à 11 milliards de Harvey, dopé par Sequoia et ses acolytes. Pour les amateurs de chiffres, c’est la cour de récré d’Excel et PowerPoint.
Dans le bas monde de l’IA juridique, les procès de force ne se font plus au tribunal… mais à coups de dollars et de slogans publicitaires.
Legora se distingue non seulement par ses parrains prestigieux, mais surtout par ses jolis carnets de clients, alignant des cabinets connus comme Bird & Bird ou Linklaters, le tout en s’internationalisant à toute vitesse. En gros : « Notre IA cartonne chez plus de 1 000 clients juridiques dans 50 pays, sur tous les fuseaux horaires qui existent ». Harvey ne se laisse pas impressionner ; il revendique fièrement 100 000 avocats utilisateurs et un réseau mondial qui ferait rougir Interpol. Qui aurait cru que la justice deviendrait un jeu de Monopoly entre IA ?
La rivalité va jusqu’au tapis rouge : Harvey s’offre Gabriel Macht, star de la série « Suits », tandis que Legora dégaine Jude Law (eh oui, c’est dans le nom). Slogan : « Law just got more attractive. » À ce niveau-là, même vos procès-verbaux voudront prendre des selfies. Mais derrière les paillettes, la vraie bataille se glisse ailleurs : car ces deux startups bâtissent leur empires sur des modèles d’IA créés par d’autres – et la prochaine update de Claude (Anthropic) ou OpenAI pourrait bien les transformer en « exhibits A et B » d’une disruption soudaine. La moindre nouveauté fait déjà chuter les actions de plusieurs acteurs du logiciel juridique.
Le patron de Legora, Max Junestrand, garde la tête froide : pas question de craindre la grosse machine, car « la vraie valeur se trouve dans l’application, pas dans le modèle brut ». Autrement dit, même si l’IA apprend vite, elle ne remplacera pas demain la finesse d’un bon argument… ni l’angoisse d’un client la veille du procès.
Le clin d’œil final ? Nvidia, après avoir misé sur différents grands noms de l’IA et hésité longtemps avant de « suffit », nous rappelle qu’en investissement, comme au tribunal, il vaut mieux multiplier les plaidoiries – et préparer son appel ! Une chose est sûre : le juge du moment, c’est l’innovation… et le bâtonnier s’appelle Nvidia.
En somme : si vous pensiez que la justice était encore technophobe, Legora et Harvey prouvent qu’en 2026, le barreau devient barreau… d’énergie, made by Nvidia ! Vérité ou « power of attorney » ? On ne sait pas, mais une chose est sûre, dans cette course à l’IA juridique, tout le monde veut plaider coupable d’innovation.
Source : Techcrunch




