« La diversité, c’est comme les frites : on en veut tous, mais rares sont ceux qui prennent la peine de les couper eux-mêmes ! » Vous l’avez compris, dans la Silicon Valley, tout le monde parle de diversité, mais quand il s’agit de passer de la parole à l’embauche, le rythme ralentit plus vite qu’un serveur Microsoft en plein Rush Hour. Sauf pour Leah Solivan, la fondatrice de Taskrabbit, qui a pris la diversité très au sérieux, très tôt. Car pour elle, le recrutement inclusif, ce n’est pas la cerise sur le gâteau : c’est la pâte à tarte.
Invitée sur le podcast Build Mode, Leah partage ses secrets pour pimenter la recette : dès le premier CV, il faut chercher les talents hors du moule Silicon Valley et ne pas attendre que l’équipe ressemble à une photo de classe du lycée de Palo Alto pour se poser la question de la diversité. Chez Taskrabbit, avant même de gérer un million de livraisons express, elle s’est assurée que le processus d’embauche, lui, ne traînait pas la patte !
D’après Leah, « si on sème la variété dès la semence de l’entreprise, c’est le réseau lui-même qui va pousser dans tous les sens ». Ça tombe bien, personne n’a envie d’un potager composé uniquement de radis ! Et plus sérieusement, il est trop tard pour la diversité quand on en a besoin. Il faut l’avoir prévue en amont, au risque de devoir bricoler un patch correctif… version humaine.
La diversité ne se télécharge pas, elle s’implémente dès le lancement du programme.
Mais ce n’est pas tout ! Leah pointe du doigt une variable souvent invisible : l’argent. Imaginez la scène : d’un côté, les investisseurs (appelés “limited partners”) qui confient leurs deniers à des VCs (venture capitalists), lesquels, à leur tour, sélectionnent soigneusement les fondateurs qui recevront cette manne céleste. Sauf que, si tout ce joli monde ne brille pas par sa diversité, on a vite fait d’arroser toujours le même cercle d’élus. Résultat : la tech qui se répète elle-même… façon boucle (malheureusement pas récursive).
Heureusement, Leah a plus d’une idée dans sa boîte à outils. Il n’est pas nécessaire d’être soi-même minoritaire pour cibler l’embauche inclusive : il suffit d’oser élargir son filet à talents ! Objectif simple mais ambitieux : « Pour chaque CV masculin, regarder au moins deux féminins. » Et tant qu’on y est, promouvoir des profils venant d’autres horizons à la tête de l’entreprise. Diversité, c’est aussi donner sa chance au capitaine du navire… même s’il n’a pas grandi dans le même port.
Solivan ajoute avec humour : « À force de demander aux talents de sauter dans l’inconnu, autant leur tendre le trampoline pour qu’ils ne s’écrasent pas. » En bref, créer des passerelles, ouvrir les portes du leadership et arrêter de jouer à “qui veut gagner la Silicon communauté fermée ?”
En conclusion, bâtir une équipe tech vraiment diverse ne se fait ni sur un coup de baguette magique ni sur une ligne de code universelle. Cela demande de la vision, un zeste d’effort et beaucoup d’engagement… Un peu comme assembler un meuble IKEA, mais en évitant cette maudite pièce qui reste toujours en trop. Car finalement, en matière de diversité comme de startup, mieux vaut être disruptif que disrupté !
Source : Techcrunch




