Est-ce que vous avez entendu parler de l’intelligence artificielle générée qui se précipite sur nos écrans ? Cette technologie alimente des formes de tromperie de plus en plus sophistiquées. Prenez par exemple ce clip où Martin Lewis, le champion britannique de la finance de consommation, semble endosser une opportunité d’investissement soutenue par Elon Musk. Mais est-ce bien réel ?
Bien sûr que non, ce n’est pas réel. Cette vidéo est un deepfake généré par IA, et l’opportunité d’investissement n’est rien de plus qu’une arnaque. Martin Lewis a tenu à le préciser : il ne fait jamais de publicité pour approuver des produits ou services tiers. Pourtant, cela n’empêche pas les escrocs d’utiliser son image à des fins frauduleuses. Alors, comment ces escrocs arrivent-ils à tromper autant de personnes ?
« Des escrocs profitent des progrès de l’intelligence artificielle pour tromper les consommateurs avec de faux endossements de célébrités. »
La nouvelle de ce deepfake s’est répandue sur Facebook, provoquant la colère de Martin Lewis, qui avait déjà intenté une action en diffamation contre le géant technologique pour inaction face aux publicités frauduleuses portant son image. Malheureusement, malgré cette action, la technologie derrière de tels deepfakes n’en est qu’à ses débuts et risque de s’améliorer avec le temps. Quelles sont alors les conséquences potentielles pour les consommateurs ?
En 2019, Lewis a réglé son action en diffamation contre Facebook après que l’entreprise se soit engagée à apporter des modifications à son fonctionnement. Elle a promis de mettre en place un bouton « signaler une annonce » pour les utilisateurs britanniques et de financer un service de conseils aux citoyens victimes d’escroqueries. Cependant, ces efforts suffisent-ils vraiment à lutter contre les escroqueries en ligne de plus en plus sophistiquées ?
Les outils publicitaires de Meta, l’entreprise mère de Facebook, sont un pilier de cette problématique. Une fois l’arnaque elaboree, ils permettent aux escrocs de l’intégrer directement dans leurs outils de ciblage publicitaire à grande échelle. Ils peuvent alors atteindre les utilisateurs les plus susceptibles d’être pris au piège, exploitant la surveillance de masse de Meta pour trouver de nouvelles victimes. Comment pouvons-nous alors nous protéger contre de tels abus ?
Lewis pointe également du doigt le gouvernement britannique pour son inaction face à ce problème. Il regrette l’absence de réaction après deux consultations sur la publicité en ligne et dénonce le temps qu’il a fallu pour adopter la loi sur la sécurité en ligne, qui devait initialement couvrir les publicités frauduleuses. Cela laisse-t-il les utilisateurs de l’internet britannique à la merci des plates-formes publicitaires et leur manque d’application des conditions d’utilisation ?
Comme conclut Lewis, « chaque fois que vous voyez une de ces publicités, une des grandes entreprises technologiques est payée pour promouvoir cette annonce. Et ces annonces détruisent la vie des personnes vulnérables – et de nombreuses personnes non vulnérables ». N’est-il pas temps de mettre un frein à ces pratiques et de protéger les utilisateurs ?
Source : Techcrunch




