Quand je vais à une soirée chez Elon Musk, je ne sais jamais si je dois apporter du vin ou du pop-corn. Et ces jours-ci, les régulateurs américains semblent avoir la même interrogation. Ils ont demandé à Tesla de leur fournir plus d’informations pour aider à leur enquête en cours sur 830 000 véhicules Tesla qui incluent l’Autopilot, le système avancé d’aide à la conduite de la marque.
La NHTSA (que l’on pourrait traduire par « l’administration de la sécurité routière » pour les non anglophones), a envoyé une lettre à Tesla le 3 juillet pour demander des réponses actualisées aux questions qu’elle avait posées en août 2022. Notamment celles concernant la caméra de cabine de Tesla et son système de surveillance du conducteur. Vous vous en doutez, le sujet de la surveillance a tendance à créer des remous chez les geeks de liberté comme moi.
Tesla est sous le feu des projecteurs par rapport à son Autopilot
Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos voitures autonomes. La NHTSA a donné à Tesla jusqu’au 19 juillet pour répondre à ses questions avec des données actuelles. A l’heure où je note ces lignes, Tesla n’a pas encore répondu à mes appels désespérés pour obtenir un commentaire.
Depuis 2016, la NHTSA a ouvert 41 enquêtes spéciales sur des accidents où l’Autopilot de Tesla était suspecté d’être utilisé, selon les données collectées jusqu’en décembre 2022. Parmi ces accidents, 19 décès ont été signalés, un chiffre qui peut faire tourner la tête, et pas qu’à Elon Musk.
Et pourtant, l’Autopilot a certaines fonctionnalités de conduite automatique, comme la capacité de diriger, d’accélérer et de freiner automatiquement dans une voie sur une autoroute. Enfin, c’est ce qu’ils disent, parce que vous et moi on sait bien qu’on ne lâche jamais le volant, ne serait-ce que pour augmenter le volume de la musique.
Malgré ces avertissements, Tesla a été à maintes reprises critiquée pour son marketing trompeur, qui procure une fausse impression de sécurité aux conducteurs et provoque des inattentions. La NHTSA a indiqué qu’en 2022, neuf véhicules sur 11 impliqués dans des accidents n’ont pas signalé au conducteur un danger imminent avant la collision. Ce n’est pas vraiment ce que j’appelle une pause-café bien méritée !
En résumé, Tesla essaie toujours de faire évoluer son Autopilot, mais il semblerait que le chemin pour un véritable pilotage automatique soit encore loin. Comme dirait Elon Musk : « La route pour le succès est toujours en construction ». Bon, OK, il ne l’a jamais dit, mais ça aurait pu, non ?
Source : Techcrunch




