« Dans le monde de la technologie, il est souvent question de passer à la vitesse supérieure. Dans le cas des impôts, il est parfois question de déménager pour diminuer la facture fiscale ! » Voilà comment nous pourrions résumer le constat étonnant de l’auteur Peyton Carr.
En effet, pour les fondateurs de startups et les actionnaires, un déplacement motivé par l’évasion fiscale peut avoir un sens financier flagrant. Les taux d’imposition les plus élevés dans des villes technologiques comme la Bay Area et New York s’élèvent à 14,4% et 14,8% respectivement. En revanche, des États comme la Floride et le Texas ne perçoivent pas d’impôt sur le revenu d’état. Cela signifie qu’il n’y a pas d’impôt sur les plus-values au niveau de l’état dans ces régions.
Imaginez les économies lors d’une sortie à 30 millions de dollars : un fondateur pourrait économiser environ 4,3 millions de dollars en déménageant de la Californie à la Floride, ou environ 4,4 millions de dollars en passant de New York à Miami. Qui ne serait pas tenté par une telle « augmentation » ?
« Déménager pour des raisons fiscales peut s’avérer un voyage économique particulièrement rentable »
Toutefois, comme le rappelle notre ami Peyton, ce n’est pas aussi simple. Les racines communautaires, familiales et amicales peuvent rendre un tel déménagement déchirant. De plus, on ne peut pas faire l’économie d’une résidence principale en Californie tout en profitant du soleil du Golfe. Là où certaines personnes rencontrent des difficultés, c’est précisément là.
Peyton nous explique que chaque état a ses propres règles pour déterminer la résidence fiscale, et il est impossible de passer sous le radar pour les personnes à valeur nette élevée. Votre déménagement est susceptible de déclencher un contrôle fiscal.
Ce à quoi l’auteur nous invite, c’est à bien planifier ce type de déménagement. Il recommande de faire une rupture nette avec l’État à fiscalité élevée plusieurs années à l’avance pour assurer une transition en douceur. Et il faut aussi garder à l’esprit qu’on risque d’être soumis à un contrôle fiscal d’État.
Il faut dire que même dans le monde de la fiscalité, tout n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Et comme toujours, il faut bien lire les petites lettres… pour ne pas prendre une amende!
Source : Techcrunch




