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Credits image : freestocks / Unsplash

Intelligence Artificielle
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Entre Thread et Pixel : La Couture de Selkie sous le Microscope de l’IA

« En mode, parfois, tu lances des paillettes, et parfois, c’est juste du pixel ! » L’entrée en matière est brillante pour parler de Selkie, cette marque fringante qui fait froufrouter Instagram et TikTok avec ses robes extravagantes. Reconnue pour promouvoir l’inclusivité des tailles et prôner une mode durable et éthique, Selkie a cette aura de marque qui porte la toge de la vertu sur la toile.

Quand il s’agit de dégainer sa collection de la Saint-Valentin inspirée de cartes de vœux vintage, on s’attend à un carnaval de tendresse : imaginez des chiots noyés dans un océan de roses et des chatons duveteux sur fond pastel. Aux manettes de ces créations sucrées ? Midjourney, un générateur d’images propulsé par l’intelligence artificielle. Elles sont exposées sur des pulls et robes attifés de nœuds, pour un retour nostalgique et ironique à l’amour.

Kimberley Gordon, la fondatrice de Selkie, voit dans cet outil AI une extension de son pinceau artistique. « Je dispose d’une immense bibliothèque d’art très ancien… C’est un excellent moyen d’améliorer l’art », s’exclame-t-elle auprès de TechCrunch. « Je peux presque peindre par-dessus l’art généré. L’art est drôle, il a du mordant, il y a des détails comme un orteil en plus. Dans cinq ans, ce pull représentera le début d’un tout nouveau monde. Un orteil supplémentaire, c’est comme une représentation de là où nous commençons. »

Elle ironise sur la crainte des changements, mais explique que toute innovation est porteuse de représentations nouvelles.

Mais dès que la marque a révélé que l’IA avait été impliquée dans le design, l’annonce s’est vue submergée par une vague de réactions indignées. Si Gordon défend cette incursion de l’IA comme une exploration artistique à part entière, ses détracteurs ne l’entendent pas de cette oreille : accuser d’usurpation face aux artistes, déploration de l’absence de commission d’œuvres originales à des êtres de chair et d’os, et méfiance vis-à-vis de la légitimité éthique de cette technologie.

Cette bourrasque numérique dévoile le fossé entre la vision futuriste de l’art de Gordon et l’opposition montante qui s’élève contre l’IA dans le domaine créatif. La polémique s’insinue dans les mailles du tissu social, allant de l’inquiétude légitime pour la rémunération des artistes à une crainte plus profonde de voir s’éroder l’essence même de la création humaine.

Dans le cœur du débat, on trouve Gordon, en artiste solitaire de sa marque, naviguant entre les étoiles de Van Gogh et les nymphéas de Monet pour inspirer ses œuvres vestimentaires. L’utilisation des images générales par l’IA semble, selon elle, une étape logique dans la continuité de son processus créatif.

Elle maintient sa posture : l’IA est un outil, pas une substitution. D’ailleurs, les robes aux volants tarifés reflètent ce parti pris artistique, loin de la déshumanisation des ateliers de confection. Si la marée de critiques a eu raison de son recours futur à l’IA pour Selkie, Gordon reste à l’affût des innovations, se projetant dans une ère où intelligence artificielle et tactile s’entremêleraient harmonieusement.

Ses derniers mots, ambigus comme un reflet de l’opinion publique explorant l’inconnu numérique, nous laissent en suspens : « Peut-être que la méthode et la voie empruntées ne sont pas les bonnes, mais je ne pense pas que l’IA soit une mauvaise chose… C’est le progrès technique. Ce n’est ni bon ni mauvais. C’est simplement la vie. »

Source : Techcrunch

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