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Credits image : Ryland Dean / Unsplash

Technologie
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Jouer dans les Nuages : Quand les Démonstrations Font Pleuvoir les Achats

« Le futur du jeu vidéo est dans le nuage, mais il semblerait que son parapluie ait quelques trous. » Voilà une pensée qui pourrait résumer l’ambiguïté entourant le cloud gaming. Pourtant, l’idée a de quoi séduire : imaginez jouer à votre titre préféré stocké dans un data center tout proche, avec rien d’autre que la magie de l’internet pour transmettre vos actions et vous renvoyer de splendides graphismes.

Lorsque les étoiles sont alignées, l’expérience est sans pareil et promet une flexibilité de jeu accrue sans l’achat de matériel supplémentaire. C’est ce qui a poussé des mastodontes comme Nvidia avec GeForce Now, Microsoft avec Xbox Cloud Gaming, Amazon Luna, et le défunt Stadia de Google à se lancer dans l’aventure du jeu à distance. Mais, tout comme l’adolescence, cette période est remplie de promesses non tenues, et la majorité des joueurs restent attachés à leur bonne vieille console ou PC.

Shadow, une entreprise française, a tenté de pousser le concept encore plus loin en proposant non pas juste du cloud gaming, mais du cloud computing. Un ordinateur dans les nuages, littéralement. Accédez à Windows en altitude et installez ce que bon vous semble ! Malheureusement, son appel n’a pas été entendu par les masses.

« Trois anciens de Shadow lancent Playruo, démocratisant l’essai de jeux en nuage. »

Qu’à cela ne tienne, trois aventuriers numériques formés dans les nuages de Shadow – Fergus Leleu, Jean-Baptiste Kempf et Yannis Weinbach – ont plongé dans le vide pour créer Playruo. La startup ne vous propose pas de jouer à vos jeux dans les cumulus, mais plutôt d’essayer des démos, un concept presque aussi révolutionnaire que la roue… ou presque.

Avec Playruo, le rêve (ou l’illusion) proposé par Stadia de lancer un jeu depuis votre navigateur sans rien installer devient réalité. Le principe ? Un lien de démo partageable, un peu comme envoyer un doc Google, mais pour essayer des jeux. Ce mécanisme s’appuie sur la technologie de streaming bi-directionnelle d’un certain Kyber, œuvre de Jean-Baptiste Kempf (également président de VideoLAN, vous savez, VLC là !) et repose sur la magie de l’open-source et du protocole réseau QUIC. Une demo testée sur Chrome et macOS m’a laissée penser que, peut-être, je jouais localement. Magique, n’est-ce pas ?

Segmenter dans l’univers du jeu vidéo est à peu près aussi aisé que de trouver une aiguille dans une botte de foin numérique. C’est là que Playruo entre en jeu, permettant aux éditeurs de lancer des campagnes promotionnelles virales grâce à des démos simplement partageables. Le client de Playruo ? L’éditeur de jeux, prêt à parier qu’une démo populaire convertira les essais en achats.

Viraliser une démo pourrait devenir un nouveau Graal pour les éditeurs, une sorte de rêve éveillé où les joueurs, après quelques minutes d’essai, se précipitent pour ajouter le jeu à leur wishlist Steam. C’est le pari de Playruo, à condition, bien sûr, que la startup gère son parc de serveurs avec autant d’adresse qu’un chat sur un fil. Plus de serveurs inutilisés ? La facture grimpe. Pas assez ? C’est la file d’attente assurée. Mais réussir cet équilibrage pourrait bien transformer Playruo en passage obligé sur le chemin de l’achat d’un jeu.

Source : Techcrunch

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