time lapse photography of square containers at night

Credits image : Federico Beccari / Unsplash

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Ne me rouillez pas, je stocke !

“La batterie, c’est comme un bon vin, elle se bonifie avec l’âge.” Voilà une citation qui aurait certainement fait sourire Aytac Yilmaz, un visionnaire de la transition énergétique basée aux Pays-Bas.

Notre héros des temps modernes s’est donné pour mission de pallier les aléas climatiques du soleil et du vent, ce qui, avouons-le, n’est pas une mince affaire. Imaginez-vous bien : le soleil joue à cache-cache et le vent se prête à des parties prolongées de « capricieux » ! Mais pour Yilmaz, la solution réside dans des batteries de longue durée, ces énormes accumulateurs d’énergie destinés à alimenter le réseau électrique.

Ore Energy, la startup qu’il a fondée, vient de sortir de l’ombre avec une entrée fracassante : 10 millions d’euros d’investissement en semences venus de Positron Ventures et autres investisseurs. Leur objectif ? Rendre les batteries non seulement moins chères mais aussi plus durables. Yilmaz nous promet rien de moins que 100 heures de stockage, histoire de couvrir les pannes prolongées de production d’énergie renouvelable. Ah, l’ironie ! Plus il y a de renouvelables, plus il faut des batteries pour compenser leurs caprices.

La batterie qui respire donnera un souffle nouveau à l’énergie renouvelable !

Mais comment est-ce possible, me demanderez-vous ? La réponse se trouve dans une technologie tout droit sortie de TU Delft aux Pays-Bas. Yilmaz y a cracké le secret de la batterie fer-air durant ses recherches postdoctorales sur la corrosion. Fonctionnant grâce au processus de rouille du fer (et son inverse), cette batterie ingénieuse n’est pas livrée avec tous ses produits chimiques : elle respire ! Elle inhale et exhale l’oxygène de l’atmosphère pour enclencher ces réactions magiques.

Ore Energy n’est pas à son coup d’essai et collabore déjà avec des services publics pour tester cette technologie. Grâce aux financements récents, ils visent la construction d’une usine à l’échelle mégawatt. Et devinez quoi ? Le rêve ne s’arrête pas là : Yilmaz espère atteindre une échelle gigawatt d’ici à la fin de la décennie. La véritable ambition est de profondément décarboner le réseau électrique dans les années 2030.

Mais Ore Energy n’est pas seule sur cette piste prometteuse. Aux États-Unis, Form Energy se taille déjà la part du lion et affine son approche depuis des années. Avec près de 1 milliard de dollars levés et une fabrique énorme en construction en Virginie-Occidentale, l’entreprise américaine est la frontrunner. Pour autant, Yilmaz n’est pas inquiet. Il pense qu’il y a de la place pour plusieurs acteurs sur le marché. « Form Energy fait du super boulot aux États-Unis, » dit-il. « Mais ici en Europe, nous avons la même ambition de transformer le réseau électrique. »

Faisons en sorte que ce futur alimenté par des batteries « qui respirent » ne soit pas juste une bouffée d’oxygène, mais un vrai bol d’air frais pour notre planète !

Source : Techcrunch

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