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Credits image : David Trinks / Unsplash

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Musk ou Tard : OpenAI, jugé l’IA, condamné à rire ?

« C’est compliqué, » disait autrefois un célèbre réseau social à propos des statuts amoureux… visiblement, c’est tout aussi vrai pour les statuts juridiques des startups californiennes ! Voilà OpenAI sur le banc des accusés, Elon Musk dans le rôle du cœur brisé, et un jury qui planche sur la question existentielle : l’IA a-t-elle trahi le serment du non-profit ?

L’histoire qui s’écrit dans un tribunal californien ressemble plus à un épisode de Dallas qu’à un séminaire sur l’éthique tech. Entre la rupture fracassante des cofondateurs en 2018, le vaudeville de l’éviction puis la résurrection de Sam Altman en 2023, et Microsoft qui distribue les milliards comme s’il s’agissait de bonbons à Halloween, les neuf jurés doivent maintenant démêler le vrai du faux. Mais leur mission se résume à trois questions : OpenAI a-t-elle respecté le vœu charitable initial ? Les Musk-dollars auraient-ils servi à enrichir les fondateurs dans le tournant capitalistique ? Et, cerise sur le gâteau, Microsoft a-t-il été complice d’un détournement de bonnes intentions ?

Mais attention, chez OpenAI, on ne se laisse pas faire ! Leur ligne de défense, c’est limite du stand-up juridique : primo, trop tard l’ami Elon, ton délai est dépassé (la fameuse « statute of limitations ») ; secundo, tu t’es réveillé un peu tard — genre quand ChatGPT a cassé internet ; tertio, on t’accuse d’avoir sali tes propres mains en tentant de prendre le contrôle de la boîte, voire en lançant ta propre IA concurrente sous le manteau. Ambiance « retour à l’envoyeur » !

Au royaume de la Tech, la frontière entre générosité et profit est parfois aussi fine qu’un câble USB-C.

Le plus drôle ? Selon l’expert financier embauché par OpenAI, chaque cent du soutien muskéen aurait été dépensé par la fondation bien avant l’année fatidique 2021, date après laquelle tout procès tombait à l’eau. Autrement dit, les dons de Musk auraient servi à faire tourner la mission caritative… et basta ! Même les témoins côté Elon — du conseiller financier à la chef de cabinet — n’ont pas pu produire la moindre preuve de « conditions spéciales » qui auraient été bafouées. Pour OpenAI, tout le monde était d’accord sur la nécessité de lever des fonds privés pour rêver d’une AGI, y compris Elon, qui voulait à un moment contrôler le projet via Tesla. Karma ou ironie du sort ?

Évidemment, la défense d’Elon, c’est que ses millions ont en fait servi de tremplin pour transformer la fondation humanitaire en machine à cash, où pionniers de l’IA et Microsoft se sont gavés d’équité culottée, laissant la mission caritative profiter du soleil… à travers la fenêtre. Mais OpenAI balance ses arguments comme ChatGPT propose ses réponses : « Notre mission continue, tout est sous contrôle du board non-profit, la preuve : on distribue ChatGPT gratos ! » Tout ça pendant que la fondation, elle, roupille sévèrement sans salariés à plein temps.

Coup de théâtre ? Musk n’a déposé plainte qu’en 2024, longtemps après les faits et alors qu’il s’essayait à glaner signatures, tweets rageurs et board meetings en mode « Je l’avais dit ! » Désormais, OpenAI pointe du doigt ses propres preuves : tout ça était écrit noir sur blanc dans les contrats de 2018, relus ou ignorés par Musk — on se croirait presque chez Notaires & Associés.

Et puis il y a les secrets de coulisses : Musk aurait, d’après OpenAI, tout fait pour attirer des talents de la fondation chez Tesla, tout en négociant pour contrôler le futur pôle lucratif d’OpenAI. Pendant ce temps, son ancienne conseillère, discrète sur sa triple maternité, siégeait au board. Un vrai feuilleton, je vous dis : philanthropie, intérêts personnels, et gros sous, le tout saupoudré d’un soupçon de vengeance et de « je t’aime, moi non plus » à la sauce Silicon Valley.

Finalement, à force de mélanger bonnes intentions et gros investissements, la frontière entre « open » et « AI » ressemble de plus en plus à un rideau de fumée… Et si cette audience vous a donné le tournis, rassurez-vous : dans le monde de la tech, il y a toujours une autre version du bug à corriger !

Source : Techcrunch

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