A cell phone and a camera sitting on a table

Credits image : Jakub Żerdzicki / Unsplash

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Touchez pas à ma data : l’espace s’accélère, les GPU chauffent !

« Au XXIe siècle, on ne cherche plus une aiguille dans une botte de foin, on demande à une IA de la retrouver pour nous. » Voilà où en est l’astronomie : la collecte de données spatiales a explosé comme une fusée sans mode d’emploi, et les astronomes nagent dans une galaxie de gigaoctets.

Préparez vos disques durs ! Après l’incroyable James Webb et le très attendu Vera C. Rubin Observatory (qui risque de battre le record de selfies cosmiques par nuit), la NASA a annoncé la sortie anticipée du télescope spatial Nancy Grace Roman pour septembre 2026. Ce monstre de l’espace va envoyer 20 000 téraoctets de données aux scientifiques, soit assez de matière pour noyer tous les geeks du monde dans le Big Data stellaire ! À titre de comparaison, Hubble, le dinosaure à lunettes de l’espace, ne délivre plus que 1 à 2 Go par jour… Bref, copernic, c’est plus ce que c’était.

Mais qui dit avalanche de données dit aussi mal de crâne pour astronomes fatigués. Finis les temps héroïques où on décryptait les signaux cosmiques à la main ! Aujourd’hui, c’est le règne du GPU. Brant Robertson, astrophysicien à UC Santa Cruz et fan de Nvidia (non, il ne mine pas du bitcoin entre deux analyses), l’a bien compris : la science du cosmos s’accélère en passant de calculs CPU old school à des traitements survitaminés par GPU, grâce à des modèles aussi affamés de données que des trous noirs.

Les étoiles ne sont plus la limite, mais la puissance de calcul, elle, l’est encore…

Robertson et son acolyte Ryan Hausen ont ainsi créé Morpheus, un modèle de deep learning capable de distinguer une galaxie d’un pixel mal lavé. Ce « Sherlock Holmes » du cosmos a déjà trouvé toute une flopée de galaxies en forme de disque, provoquant des grincements de dents du côté des défenseurs des vieilles théories cosmologiques (on vous voit, Einstein). Aujourd’hui, Morpheus évolue : il muscle son jeu avec les transformers, ces architectures qui font frémir ChatGPT, pour examiner sans sueur froide des zones encore plus vastes du ciel.

Petite pirouette technique, Robertson compte même utiliser des IA génératives pour « débruiter » les observations terrestres. Pourquoi ? Parce que balancer un miroir de 8 mètres en orbite, c’est compliqué (et cher, sauf si on habite dans Star Wars). Donc autant faire confiance à l’IA pour repolir les étoiles, même si ça sent le filtre Instagram cosmique…

Mais tout n’est pas lait bio et étoiles filantes. Même Robertson commence à ressentir la pression : créer un cluster GPU à l’université, ce n’est plus aussi simple que de commander une pizza. Le matériel vieillit à vue d’œil – comme nos téléphones – et la demande mondiale explose. Cerise sur le gâteau spatial, les États-Unis envisagent de couper 50% du budget de la National Science Foundation. « Soyez entrepreneur », dit Robertson. Oui, mais il faut l’audace d’Elon Musk et la patience d’un Jedi pour convaincre une université frileuse de miser sur les pixels spatiaux !

Finalement, s’il fallait résumer la situation : la révolution astronomique n’attend personne, sauf peut-être la livraison de nouvelles cartes graphiques. Et en route pour explorer l’infini… jusqu’à la prochaine pénurie de GPU. C’est ça, être vraiment sur orbite !

Source : Techcrunch

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