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Credits image : Steve A Johnson / Unsplash

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Hark : Lever du secret ou lever de fonds ?

« Dans la tech, la meilleure façon de prédire l’avenir… c’est de lever une somme colossale et de refuser de dire à quoi elle va servir. » Voilà un mantra que Hark semble épouser à la perfection. La start-up vient, sans rougir, de lever 700 millions de dollars, rien que ça ! Pour le grand public, difficile de trancher : on doit être impressionné ou on applaudit simplement le coup de bluff ?

Hark, pour ceux qui ne suivent pas l’actu des levées de fonds XXL, est un laboratoire d’intelligence artificielle qui rêve de créer le premier assistant personnel IA vraiment incontournable. Leur recette magique ? Une équipe de 70 personnes et une usine à GPU Nvidia B200. Leur mission : construire une interface universelle numérique qui saura faire de votre vie digitale… un havre de simplicité ? On n’en sait pas grand-chose, car côté infos, Hark garde son potiron fermé comme un coffre-fort suisse.

Le tour de table ferait pâlir d’envie n’importe quel feuillet Excel : Nvidia, AMD, Salesforce, Intel, Qualcomm, ARK Invest, et une ribambelle d’autres capital-risqueurs sont de la partie. Ce casting hollywoodien tente de faire deviner la suite du scénario alors qu’on n’a même pas vu la bande-annonce. Quant à la star du projet, c’est Brett Adcock, entrepreneur en série (robotique, avion électrique…) qui a lâché lui-même 100 millions pour lancer la machine en 2025. Chapeau bas, ou plutôt chapeau connecté ?

Même avec des milliards, parfois le secret sauce reste… bien secret !

Pour l’instant, Hark promet que ses premiers modèles « multimodaux » sortiront cet été (la French Tech va-t-elle sortir les transats ?), et que le vrai matos — comprenez les objets physiques connectés — suivra juste après. On ne peut pas s’empêcher de penser à un grand numéro de prestidigitation où l’on nous brandit déjà la boîte noire, mais où le lapin tarde à sortir.

Du côté design, c’est Abidur Chowdhury, ex-prodige d’Apple, qui tient la baguette. Interrogé par TechCrunch, il s’est obstiné à rester mystérieux, avouant cependant que ce sont leurs démos qui ont mis « des étoiles dans les yeux » aux investisseurs. Et tout ça sans révéler le moindre secret de fabrication. Digne d’un chef pâtissier qui refuse de dévoiler le goût de son nouveau gâteau… mais ramasse la file d’attente devant la boulangerie !

Ce qui différencie Hark, selon Chowdhury, c’est ce focus quasi monacal sur de l’interface et du matériel pensé nativement pour le grand public. Alors que les ténors de l’IA, comme OpenAI ou Anthropic, se concentrent sur des outils pour informaticiens, la promesse est ici celle d’un assistant utile aux gens « normaux ». Parmi les défis : comprendre votre quotidien SANS transformer votre entourage en cobayes de la surveillance généralisée. Le tout, en respectant la vie privée. Quand on demande comment, Chowdhury esquive, sourire aux lèvres. Un sourire qui, pour l’instant, vaut 6 milliards de dollars sur le papier.

Alors, Hark parviendra-t-il à transformer ce secret bien gardé en « must-have » du siècle, ou son assistant universel finira-t-il perdu dans les limbes des gadgets IA ? Une chose est sûre : dans la Silicon Valley, parfois, le vrai produit, c’est d’abord… le storytelling. Et pour Hark, raconter sans trop en dire, c’est déjà tout un art. Bref, tant que personne n’a vu la bête, difficile de « harker » haut et fort !

Source : Techcrunch

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