White car parked on a gravel roadside under cloudy sky.

Credits image : Austin Ramsey / Unsplash

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Auto-matiques sous la pluie : Tesla dans la brume réglementaire

« Quand il pleut, mieux vaut tourner à droite… ou alors rester chez soi ! » Bon, ce proverbe de circonstance n’existe pas, je viens de l’inventer – mais croyez-moi, chez Tesla, en ce moment, on aurait bien besoin d’un bon GPS, surtout quand l’orage gronde du côté des autorités américaines…

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), genre de grand frère qui surveille si vous mangez assez de légumes, s’est décidée à mettre la loupe sur le fameux Full Self-Driving (Supervised) de Tesla. Après des mois à regarder la pluie tomber (et parfois des Tesla aussi), l’agence vient d’annoncer qu’elle passe la vitesse supérieure : une enquête dite « d’analyse technique ». Pour faire simple : c’est le niveau juste en dessous du bouton « Rappel général immédiat, panique totale »…

Pourquoi une telle montée en pression ? Pour deux raisons : déjà, il y a plusieurs casseroles sur le feu chez Tesla, dont une concernant plus de 80 plongées acrobatiques du pilote automatique dans le grand bain des infractions, style feux rouges grillés et danses sur la ligne blanche. Mais il y a aussi – et surtout – une succession d’accidents en conditions de faible visibilité, dont un particulièrement tragique impliquant un piéton. Bref, la question du moment : Tesla conduit-il vraiment à la place du conducteur, ou bien seulement « quand il fait beau » ?

Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc… surtout sous la pluie.

Et l’enquête, justement, a révélé que le logiciel maison de Tesla a eu un sacré trou d’air dans plusieurs situations de brouillard, de nuit, ou sous la pluie : des caméras qui ne captent plus rien, une alerte arrivée à la toute dernière seconde, voire pas du tout, et hop – la voiture perd la trace du véhicule devant. Petit mystère supplémentaire : Tesla promet qu’une mise à jour « magique » serait en développement depuis juin 2024… mais l’agence attend encore de savoir à quelle sauce et pour quels clients elle a été servie.

Autre bizarrerie : Tesla aurait (selon ses propres dires) quelques soucis à collecter et classer tous les petits accidents gênants, ce qui pourrait bien minimiser l’ampleur réelle du problème. En gros, si une Tesla glisse en douce sur le verglas, et que personne n’était là pour étiqueter l’incident, est-ce qu’il s’est vraiment passé quelque chose ? Voilà qui donne du fil à retordre aux limiers de la NHTSA.

En attendant, Elon Musk continue d’annoncer que la conduite automatisée va révolutionner nos vies, pendant que ses voitures peinent à reconnaître un nuage de brouillard… ou une plaque de verglas. On voulait des voitures capables de nous emmener au bout du monde, finalement, elles auraient déjà du mal à nous ramener au coin de la rue un soir de pluie.

Alors, pour l’instant, on va rester prudents. Après tout, ni la météo, ni l’intelligence artificielle n’ont fini de nous surprendre. Et la seule FSD qu’on accepte les yeux fermés : c’est une « Formidable Sieste Dominicale » – de préférence pas au volant !

Source : Techcrunch

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