« Siri, raconte-moi une blague sur les ados et l’IA ! » Eh bien, figurez-vous, l’intelligence artificielle a déjà deviné la chute : elle squatte nos smartphones ET nos vies, surtout celles des ados américains ! Selon un tout récent rapport du Pew Research Center, les jeunes d’outre-Atlantique ne jurent plus que par ChatGPT, Claude ou Grok pour réviser leurs cours, dénicher des infos… et parfois, pour papoter comme avec un copain imaginaire sorti tout droit des circuits imprimés.
Les chiffres ne mentent pas (sauf peut-être à leurs parents, mais on en reparle) : 54 % des ados américains demandent à l’IA de l’aide pour les devoirs, 57 % l’utilisent pour se renseigner. Plus étonnant, 16 % discutent avec ces chatbots juste pour tuer le temps et 12 % leur confient carrément leurs états d’âme. Oui, l’ami virtuel version 2026 ne se contente plus de répondre à « c’est quoi la racine carrée de 144 ? », il se faufile dans le rôle de confident ou de psy à microprocesseur.
Ce nouveau rôle d’épaule digitale laisse les pros de la santé mentale un brin perplexes… et même franchement inquiets. Selon eux, ces IA n’ont ni la formation de Freud, ni l’humour de Chandler Bing. Pire, elles pourraient isoler certains jeunes ou les déconnecter de la réalité (et non, on ne parle pas juste de fact-checking foireux). À force de confier ses secrets à une boîte noire, risque-t-on de zapper le monde réel, celui où on mange des pizzas au lycée et où maman crie « à taaaable ! » ?
Les IA font de bons assistants, mais de mauvais meilleurs amis.
Entre fantasme geek et frousse parentale, la vérité se cache dans les chiffres. Les ados reconnaissent utiliser bien plus l’IA que ce que leurs parents imaginent : 64 % contre à peine 51 % côté parental. Et si presque 80 % des parents trouvent normal que leur progéniture google sa vie scolaire avec une IA, seulement 18 % valident le recours au chatbot pour chercher conseil ou soutien affectif. Résultat : 58 % des parents sont carrément contre… mais avouons-le, qui surveille vraiment le robot qui chuchote à l’oreille de leur ado ?
Face aux risques et aux polémiques (certains drames ayant malheureusement défrayé la chronique), des plateformes comme Character.AI ont décidé d’interdire purement et simplement leurs services aux moins de 18 ans. D’autres, à l’image d’OpenAI, ont retiré – non sans grincement de dents chez leurs utilisateurs – leur modèle GPT-4o trop « copain-câlin », soupçonné de brouiller la frontière entre assistance et dépendance émotionnelle.
Alors, problème ou solution, la question reste posée. Si la génération Z voit en l’IA un outil très pratique mais parfois inquiétant, ils sont quasiment aussi nombreux à y voir un avenir radieux (31 %) qu’un risque sérieux (26 %). L’IA va-t-elle devenir leur meilleure pote ou leur plus grand bug existentiel ? L’avenir, comme leurs prochains DM, nous le dira !
En attendant, méfions-nous des robots qui pourraient nous promettre monts et merveilles… mais n’ont jamais mis un orteil dans une salle de classe ! Car à trop discuter avec un bot, on risque de perdre le fil… humain.
Source : Techcrunch




