« La justice sans papier, c’est bien ; la justice sans bugs, c’est mieux ! » Voilà qui aurait pu sortir de la bouche d’un avocat geek, mais aujourd’hui, c’est la réalité de Harvey, la startup d’IA qui s’attaque au monde du droit… en mode turbo. Et parce que même les IA aiment avoir de chouettes démos, Harvey s’offre Hexus, une petite pousse talentueuse qui fabriquait déjà des outils pour faire briller les produits numériques plus que le brushing d’un avocat hollywoodien.
Hexus, menée tambour battant par Sakshi Pratap (ex-Google, Oracle ou encore Walmart—oui, rien que ça), débarque chez Harvey avec sa team californienne sous le bras. Les codeurs indiens suivront, dès qu’Harvey posera un pied à Bangalore. Et, pour ne rien gâcher, Pratap prend la tête d’une équipe d’ingénierie dédiée à booster les fonctionnalités de Harvey pour les legal ops en entreprise. Traduction : les juristes internes auront bientôt des outils aussi pointus que l’humour des avocats.
« Ce qu’on apporte à Harvey, c’est une vraie expertise dans les outils IA pour entreprises, pile dans des enjeux voisins », précise Pratap. En clair, c’est comme changer les pneus d’une Formule 1 sans s’arrêter de rouler—et dans cette course à l’IA, il vaut mieux accélérer… surtout avec la concurrence qui commence à sortir les dents. On ne sait pas combien s’est vendue Hexus (mystère et boule de gomme juridique), mais l’accent est mis sur les “incitations à long terme.” Comprenez : tout le monde doit garder envie de bosser… et pas seulement jusqu’à la prochaine saison de « Suits » !
À l’ère de l’IA, même les avocats font appel à des assistants qui ne prennent jamais de pause-café.
Côté finances, Harvey ne mâche pas ses chiffres. Après avoir levé 760 millions de dollars en 2025 et atteint la modique valorisation de 8 milliards, la startup n’a rien à envier aux licornes—elle peut carrément postuler au barreau des géants. Les investisseurs vedettes, d’Andreessen Horowitz à Sequoia Capital, Kleiner Perkins ou encore T. Rowe Price, sont tous montés à bord. Et OpenAI? Oui, ils sont toujours dans le coup, jouant même les parrains très inspirés.
Avec plus de 1 000 clients dans 60 pays et la majorité des plus gros cabinets d’avocats américains dans sa besace, Harvey fait clairement la loi sur le terrain mondial. Pourtant, tout a commencé de façon presque banale : Winston Weinberg, co-fondateur et CEO, envoie un mail « froid » (et plein d’audace) à Sam Altman d’OpenAI. L’idée ? Tester GPT-3 sur des questions de droit piochées sur Reddit—là où ni les juges ni les avocats ne s’aventurent sans lampe de poche. Surprise : deux avocats sur trois donneraient leur feu vert à la majorité des réponses produites par l’IA. Même pas besoin d’éditer.
À partir de là, tout s’emballe : Harvey tape dans l’œil d’OpenAI, décroche son premier chèque, puis grimpe encore plus vite qu’une jurisprudence virale sur les réseaux de juristes. Leçon à retenir ? Derrière chaque startup qui cartonne se cache souvent un simple mail… et beaucoup d’audace. Entre Hexus et Harvey, c’est donc l’union sacrée de deux expertises, pour des juristes augmentés (et bientôt peut-être remplacés ? Suspense… à suivre !).
Alors, la prochaine fois qu’on parlera de “faire appel”, n’oubliez pas : grâce à ces nouveaux outils IA, il se fera peut-être en visioconférence… avec un bot en robe et cravate virtuelle !
Source : Techcrunch




