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Credits image : Mika Baumeister / Unsplash

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Flammes, mèmes et plagiats : quand l’IA met le feu à la toile !

« Voler l’art, c’est pas bien… mais voler un mème, alors là, c’est du feu ! »

Vous voyez le petit chien qui sourit en plein milieu des flammes en disant “This is fine” ? Oui, ce même qui, tel un pull moche à Noël, refuse de disparaître depuis une décennie. Eh bien, figurez-vous qu’une start-up AI nommée Artisan a eu la lumineuse idée de le recycler façon pub… sans demander la permission à KC Green, le créateur de ce célèbre toutou stoïque. La morale ? Même en 2024, certaines startups « innovent » à coups de copiés-collés.

La nouvelle est tombée quand un post Bluesky a révélé une affiche dans le métro : même chien iconique, nouveaux mots de panique — « My pipeline is on fire » — invitant tous les passants à recruter « Ava l’AI BDR ». KC Green, pris de court, n’a pas mâché ses mots sur Bluesky : ce n’est « rien à quoi j’ai consenti. C’est volé, comme l’IA sait si bien voler ». Il ira jusqu’à encourager ses fans à « vandaliser l’affiche si vous la croisez ». On a connu des campagnes moins flambeuses !

Entre-temps, Artisan tente d’éteindre l’incendie en expliquant à TechCrunch : « On respecte vachement KC Green, promis, juré ! » et affirme vouloir prendre contact avec l’artiste. Une mise au point urgente quand on sait qu’Artisan aime déjà faire parler d’elle, comme avec sa campagne « Arrêtez d’embaucher des humains ». Pas d’inquiétude, leur CEO précise qu’ils visent juste certains jobs, pas « tous les humains ». Ouf, Skynet peut attendre.

Quand l’IA explose les pipelines, ce sont souvent les artistes qui finissent dans le feu de l’action.

Le mème “This is fine” vient des pages de Gunshow, le webcomic de Green datant de 2013. Depuis, ce chien est devenu la mascotte involontaire de nos apocalypses modernes — politiciens dépassés, bureaux en crise, matins post-fête… Mais à voir les usages commerciaux non autorisés, il n’est malheureusement pas le seul créateur à se faire tirer les poils (du pinceau) ! Le cas rappelle celui de Matt Furie, qui n’a pas hésité à traîner Infowars en justice après que Pepe The Frog ait été détourné à des fins douteuses (spoiler : Furie a obtenu un accord à l’amiable).

KC Green, quant à lui, envisage désormais sérieusement de consulter un avocat. Il confie à TechCrunch que cette histoire « lui coupe les ailes » et le force à délaisser ce qu’il aime (le dessin, les histoires) pour s’embarquer dans les arcanes de la justice américaine. Ses fans devront l’encourager à persévérer, car, selon ses mots, « Ces losers d’IA sans imagination ne sont pas intouchables, et les memes ne sortent pas de nulle part ! ».

Morale de l’histoire ? À force de tirer sur la corde du mème, certaines startups risquent de se brûler les doigts… ou au moins de se retrouver « dans le rouge » niveau copyright. Pour l’instant, une chose est sûre : si vous croisez un chien qui sourit au milieu d’une pub flambeuse, demandez-vous si c’est vraiment « fine »… ou si tout fout vraiment le camp !

Promis, la prochaine fois qu’une IA pique une œuvre, elle demandera peut-être « chien » ?

Source : Techcrunch

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