« Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier… surtout si le panier est une app d’IA qui calcule votre budget ! » Voilà ce que dirait ma grand-mère, si elle avait accès à LinkedIn et une passion pour la fintech. Mais aujourd’hui, pas besoin de sortir l’appli calculette : OpenAI ajoute Hiro Finance – et toute sa petite bande – à son propre panier grâce à une acquisition surprise.
Petit flashback : Hiro Finance, lancée en 2024 (oui, c’est tout récent ! Le goût du neuf, il n’y a que ça de vrai), a grimpé sur le podium de la “planification financière assistée par IA”. Au menu, un outil digne d’un coach de vie version Excel, qui promettait d’analyser vos salaires, dettes et dépenses mensuelles pour prédire – avec précision mathématique – les lendemains (financiers) qui chantent… ou moins. Hélas, le rideau tombe déjà pour Hiro : toutes les données s’envolent au pays de la corbeille digitale dès le 13 mai. Ça sent fort la stratégie d’“acqui-hire”, ce mélange subtil entre fusion, embauche, et grand ménage de printemps.
L’équipe Hiro, pilotée par Ethan Bloch, embarque donc direction OpenAI City. Si LinkedIn ne ment pas (il ne ment jamais, bien sûr…), ils seraient une dizaine à faire leurs valises, chiffre démenti – ou du moins non-confirmé – par le principal intéressé, qui garde le silence façon “banquier suisse”. On notera que ce n’est pas le premier coup d’éclat de Bloch : il avait déjà fondé Digit, une néobanque revendue pour bien plus de 200 millions de dollars. Apparemment, ses calculs sont bons.
OpenAI mise sur le talent fintech pour muscler son intelligence financière… et, qui sait, dénicher la formule secrète du compte en banque qui repousse l’inflation !
Pourquoi OpenAI se lance-t-il dans la chasse au trésor financier ? Facile : après avoir vanté ChatGPT comme super assistant pour équipes finances, la marque “ChatGPT pour les pros des chiffres” s’enrichit (sans jeu de mots…) d’ingénieurs spécialisés. Garde-t-on dans un coin de l’écran l’idée d’un “ChatGPT Finance” boosté, bientôt en version premium ? Suspense. Mais ce n’est pas tout : Hiro s’est offert une solide réputation de boss dans le calcul, une discipline longtemps taboue pour les IA de pointe qui confondaient parfois 2+2 avec une devinette.
La manœuvre serait aussi une tentative d’attirer les utilisateurs les plus férus de la communauté OpenClaw – un agent d’automatisation pour la bourse, très prisé des traders rodés à l’IA et parfois plus Claude d’Anthropic qu’OpenAI. Fun fact : Bloch lui-même s’amusait à développer RoboBuffett, un agent autotrading qui rêve de marcher dans les pas du célèbre Warren (en pyjama algorithmique, évidemment).
Côté parcours, Ethan Bloch a l’habitude d’enchaîner les startups comme d’autres collectionnent les cartes Pokémon. Quinze projets lancés, treize échecs (il apprend vite), une vente à 4,5 millions pour Flowtown, puis Digit à plus de 230 millions : Hiro devient son dernier ticket gagnant. OpenAI, de son côté, continue à faire tomber les records de croissance, de levées de fonds, et bientôt… d’acquisitions improbables ?
En attendant de voir si OpenAI va devenir votre futur banquier numérique ou rester le roi du babillard numérique, une chose est sûre : dans la jungle tech, ce sont les maths qui font la loi. Et parfois, le seul calcul vraiment rentable… c’est d’avoir un IA dans sa poche.
Morale ? Si l’IA se met à gérer notre argent, espérons qu’elle ne prenne jamais “faire des économies de bout de ficelle” au pied de la lettre !
Source : Techcrunch




