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Credits image : Igor Omilaev / Unsplash

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Neo, ça Turakhia fort !

« Pour refaire le monde, il faut d’abord refaire le logiciel ! » C’est sans doute ce que Bhavin Turakhia s’est dit en regardant son vieux logiciel d’entreprise, et en se rendant compte qu’ajouter l’IA par-dessus, c’est comme coller un sticker Tesla sur une 2CV : ça ne roule pas mieux. Alors, grand seigneur, il a décidé de sortir lui-même son carnet de chèques (30 millions de dollars, s’il vous plaît !) pour lancer Neo, sa nouvelle odyssée dans la jungle de l’intelligence artificielle.

Chaudement connu dans le business tech indien – il a déjà chatouillé Internet avec Directi, Radix, Titan ou encore Zeta –, Turakhia n’a pas eu besoin d’appeler Tata ou Mahindra à la rescousse. Non, à l’ancienne, il mise son propre cash, façon cow-boy du code. L’idée derrière Neo ? Il faut carrément repartir d’une feuille blanche : upgrader un vieux logiciel avec un chatbot IA, c’est comme tenter de transformer un Nokia 3310 en iPhone à coups de scotch (spoiler : ça ne marche pas).

La promesse de Neo, c’est d’intégrer l’IA dans le cœur même des outils pros : gestion de projets, stockage de fichiers, documents… Tout ça, avec une IA qui ne fait pas que dire « Salut, je peux t’aider ? », mais travaille à vos côtés, discrète mais surdouée. Cerise sur la puce, Neo n’est pas attaché à un modèle IA unique ; on peut changer selon ses envies, comme on troque une chemise un lundi matin.

La vraie magie, ce n’est pas d’ajouter un assistant intelligent, c’est de repenser toute la magie du bureau.

Mais attention, Neo n’est pas seul à vouloir orchestrer la symphonie de l’entreprise moderne. Que ce soit Microsoft, Google, Salesforce ou la horde de startups d’Anthropic à Notion, tout le monde joue des coudes pour intégrer l’IA au boulot. Chamath Palihapitiya, par exemple, s’est déjà fait remarquer avec son propre pari IA, et vient même de lever 135 millions – histoire de mettre l’ambiance.

Ce tumulte ne démonte pas Bhavin Turakhia. Selon lui, il y a de la place pour plusieurs acteurs. Il ne vise pas la domination mondiale façon Pac-Man, mais avoue que même quelques petits pourcents dans le gâteau de l’IA d’entreprise, c’est déjà plus doux que tout ce qu’il a croqué jusque-là (et il connaît les bonnes parts !).

Du concret ? Neo a déjà été testé dans l’arrière-cuisine de toutes les sociétés de Turakhia, à commencer par Zeta. Déploiement prévu bientôt chez des PME, en ciblant d’abord les pros des secteurs du conseil, des services ou de la tech – ceux dont les réunions pourraient enfin devenir… utiles.

Petit exploit au passage : la première version de Neo a été codée en trois mois chrono, IA comprise. Avant, il aurait fallu une armée de développeurs (et beaucoup, beaucoup de café) pendant un an. Désormais, Neo, c’est 45 cerveaux dont 18 ingénieurs, et l’objectif, c’est d’atteindre la centaine pour faire le plein d’IA en open bar.

Alors, direz-vous, l’intelligence artificielle va-t-elle remplacer la machine à café ou réinventer le open space ? Affaire à suivre… Mais une chose est sûre : avec Neo, Bhavin Turakhia ne réinvente pas seulement la roue, il l’a rendue intelligente. Comme quoi, dans la tech, il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées… il faut aussi savoir coder un avenir tout neuf !

Source : Techcrunch

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