« Pourquoi programmer l’avenir quand on peut l’entraîner ? » Voilà le nouveau mantra d’Adaption, une start-up qui semble avoir troqué la boule de cristal pour une boule de neurones artificiels. Mercredi dernier, la joyeuse équipe a balancé un vrai pavé technologique dans la mare avec l’annonce d’AutoScientist – un outil qui ne se contente pas de faire de la science, mais la réinvente à chaque pas, façon Lego version IA.
Le but du jeu ? Permettre aux intelligences artificielles de s’améliorer toutes seules comme des grandes, sans avoir besoin de recourir à une armée d’ingénieurs insomniaques pour chaque micro-ajustement. AutoScientist, c’est un peu l’élève qui revoit ses propres cours après chaque bulletin, sans avoir besoin d’un parent (ou d’un geek surpayé) pour lui expliquer l’algèbre. Et c’est Sara Hooker elle-même, ex-VP IA de Cohere, qui le dit : « Ce qui est génial, c’est qu’AutoScientist co-optimise à la fois les données et le modèle, pour apprendre la meilleure façon d’apprendre… peu importe la difficulté de la matière. »
Cet outil s’appuie sur une technologie maison déjà prometteuse, Adaptive Data, conçue pour concocter des datasets dignes des plus grands laboratoires. Sauf que là, le plat du chef, c’est que la sauce s’ajuste dynamiquement à tous vos goûts… ou plutôt à vos taches. Adaption rêve d’une IA caméléon, capable de s’adapter et d’optimiser en temps réel, peu importe le terrain de jeu.
Adaption veut démocratiser l’IA de pointe en la rendant plus autonome… et moins réservée aux laboratoires bulleux.
Mais ne dégainez pas tout de suite votre carte bleue : les résultats annoncés sont impressionnants (doubler les victoires sur plusieurs modèles, rien que ça !), mais difficiles à recouper avec les critères d’évaluation IA traditionnels, qui, eux, sont restés à la traîne. Traduction : il faudra tester pour juger si la magie opère vraiment, car pour l’instant, on est encore dans l’euphorie post-conférence de presse.
Qu’à cela ne tienne, Adaption voit grand : l’outil est offert gratuitement pendant 30 jours, histoire de laisser tout le monde jouer au petit chimiste de l’IA sans se ruiner. Pour Sara Hooker, AutoScientist promet d’ouvrir les portes à une vague d’innovation aussi large que le spectre de Marvel, en répliquant le coup de force du code généré par IA dans d’autres domaines.
En résumé, si AutoScientist tient ses promesses, ce ne sont plus seulement les chercheurs chevronnés qui auront les clés du royaume de l’IA, mais n’importe quel bidouilleur équipé d’une connexion internet et de grandes ambitions. À ce rythme, il ne nous manque plus qu’une IA pour nous rappeler d’arroser nos plantes… ou d’écrire la conclusion parfaite à cet article. Au final, l’avenir de l’IA semble s’être payé un billet en première classe… sur le train-train de l’autonomisation.
Et pour AutoScientist, on peut dire que le futur du machine learning s’adapte… à toutes les sauces !
Source : Techcrunch




