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Credits image : Igor Omilaev / Unsplash

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Devin, coder ou ne pas coder : telle est l’IA

« Les intelligences artificielles remplaceront bientôt tout… sauf les pauses café ! » Voilà qui pourrait résumer l’état d’esprit de Scott Wu, CEO de Cognition, face à la tornade d’IA qui souffle sur la Silicon Valley. Vous avez entendu parler de Devin ? Non, ce n’est pas le prénom du bodybuilder à la salle du coin, mais celui de l’assistant de code IA qui suscite autant de curiosité qu’une imprimante qui ne tombe jamais en panne.

Cognition, la startup de Wu, fait sensation depuis qu’elle a décroché un financement d’1 milliard de dollars… Pas mal pour une boîte de deux ans, qui vaut désormais 26 milliards ! Au cœur de cette effervescence, l’idée d’un « développement logiciel automatique » est agitée comme une baguette magique. Bientôt, les lignes de code pousseront-elles comme des champignons après la pluie ?

Pourtant, Scott Wu insiste : Devin n’a jamais été pensé pour remplacer les humains. Oui, l’IA sait jongler avec les tâches d’un programmeur L4, mais non, elle ne vient pas vous piquer votre badge d’entreprise. « Nous n’avons jamais imaginé Devin comme un remplaçant, c’est un assistant, un véritable compagnon de l’ingénieur moderne. » Une nuance de taille – la différence entre Skynet et Dora l’Exploratrice, en somme.

À l’heure où l’IA promet de tout révolutionner, le plus grand fantasme reste la bonne vieille collaboration homme-machine… plus efficace que celle avec le collègue qui pique votre chaise.

Scott Wu, ancien prodige du code (il gagnait déjà des concours de maths avant de perdre ses dents de lait), imagine Devin comme le copain qui aide à « construire plus ». D’ailleurs, il a même une peluche Devin sur son bureau : comprenez, l’IA n’est pas un robot envahisseur, c’est un doudou numérique pour coder plus vite. On est loin des scénarios flippants… ou alors, il faudrait se méfier des peluches ?

Pour Wu, programmer, c’est créer. C’est comme faire de la magie avec du café et des raccourcis clavier. L’arrivée de Devin, c’est un peu l’étape suivante de cette magie : un outil qui automatise les corvées (maintenance, migration…), mais laisse à l’humain le plaisir de l’invention. Comme passer de l’écriture au stylo-plume à la saisie vocale sans perdre le frisson de la page blanche.

Est-ce à dire que l’IA fait tout ? Que nenni ! Wu précise que, chez Cognition, 89% du code est signé Devin… Mais, accrochez-vous, le reste est pondu par d’autres agents, issus de Windsurf, une concurrente fraîchement rachetée. Il existe donc une chaîne de travail mi-humaine, mi-automatisée, sur laquelle même les robots collaborent. Qui a dit que les IA n’étaient pas solidaires ?

Et la suite ? L’agent Devin vise à s’améliorer et apprendre, à la mode « recursive software » — le nouveau terme à la mode qui fleure bon le cercle sans fin. Scott Wu imagine déjà des collègues IA dans la médecine, les RH, la relation client… Un rêve d’IA qui assiste plutôt qu’elle n’assassine les métiers. L’humain à la manœuvre, l’IA en copilote. Même Elon Musk va finir par y croire !

En résumé, si la peur de l’IA vous serre la gorge plus qu’une boucle infinite dans un code mal ficelé, souvenez-vous que, chez Cognition, on préfère coder main dans la main… ou patte dans la patte, avec une peluche sur le bureau. Après tout, entre un développeur et son assistant virtuel, il n’y a qu’un clic… d’œil !

Source : Techcrunch

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