twom white flying rockets during daytime

Credits image : SpaceX / Unsplash

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IPO-rtunité martienne ou crash cosmique ?

« On ne peut pas viser la lune sans parfois atterrir dans le portefeuille… » Oui, on l’avoue, ce n’est pas une phrase d’Elon Musk, mais avouez qu’elle colle parfaitement à l’actualité ! Depuis que SpaceX a décollé en bourse avec un IPO aussi brillant que la Station Internationale sous un soleil d’été, les montagnes russes auraient presque l’air stables à côté de son cours d’action.

Ce mercredi, la fusée SpaceX n’a pas franchement tutoyé les étoiles côté finances : l’action a chuté juste au-dessus de 135 dollars, le prix choisi pour l’entrée en bourse mi-juin. Les traders, plus hésitants qu’un astronaute débutant sans GPS, ont vu l’action flirter avec 133 dollars avant de finir la journée avec un tout petit plus, à 135,27 dollars. Les passionnés d’hémoglobine boursière auraient adoré, mais ceux qui rêvaient d’un vol stratosphérique, un poil moins.

L’ambiance sur le marché boursier n’était plus vraiment à la fête lunaire : depuis le splendide décollage initial vers les 200 dollars par action, c’est plutôt la descente aux enfers de Dante (pas celui de la tech) – la valeur secouée chaque semaine comme un astronaute en apesanteur. Mais attention, n’allez pas sortir les mouchoirs trop vite : seul 4 % des actions SpaceX circulent actuellement sur le marché, créant une ambiance très « boîte de nuit sélecte » où la volatilité a carte de membre VIP.

L’espace boursier est parfois plus imprévisible que l’espace tout court…

Et si le soufflé retombe, ce n’est pas qu’à cause de la micro-gravité : on commence aussi à douter (un tout petit peu) de la capacité d’Elon Musk à transformer ses promesses de conquête planétaire en dollars bien terrestres. La preuve : même les obligations de SpaceX, fraîchement vendues après l’IPO, tanguent comme une fusée sans stabilisateurs. Ce mini-krach boursier pourrait faire tache d’huile chez les copains d’Anthropic et OpenAI, eux aussi en coulisses pour un IPO, mais qui doivent maintenant surveiller le thermomètre SpaceX avec autant d’attention qu’un ingénieur surveille ses réacteurs.

Mais accrochez-vous à vos sièges éjectables, car un autre test grandeur nature attend SpaceX : nouveau décollage du Starship prévu jeudi, le tout premier depuis la sortie en bourse. Starship, c’est un peu le prototype qui collectionne les essais comme d’autres collectionnent les pins. La méthode de la maison ? « Fly, fail, fix » – comprendre : lancer, rater, réparer… recommencer. Oui, ça fait vibrer les fans de crashs contrôlés (et les assureurs).

Pour cette fois, la tradition SpaceX continue : aucune récupération prévue pour le booster ou le second étage du Starship. Ils sont condamnés à finir leur course dans le Golfe du Mexique, explosion incluse, même sans le moindre accroc technique. C’est peut-être bon pour le spectacle, mais un peu moins pour rassurer les actionnaires, qui, eux, aimeraient bien que leurs billets bleus atterrissent autre part que dans l’immensité bleue de l’océan.

À la recherche d’un peu de suspense boursier ? On ne saura jamais vraiment si le vrai risque est dans l’espace… ou à Wall Street. Mais une chose est sûre : chez SpaceX, pourvu que la prochaine explosion fasse grimper autre chose que la pression chez les investisseurs, la mission sera (presque) réussie. Au moins, avec Musk, il y a toujours du crash et, parfois, du cash !

Source : Techcrunch

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