3D rendered ai text on dark digital background

Credits image : Steve A Johnson / Unsplash

Intelligence ArtificielleSociétéTechnologie
0

Grammarly, l’art d’inventer des experts

« Si William Shakespeare pouvait corriger mon orthographe, j’aurais peut-être eu un 20 en dictée. » Oui, mais grâce à Grammarly, il pourrait même corriger vos e-mails professionnels… du moins, c’est ce que le géant de l’écriture assistée veut nous faire croire !

Depuis août 2025, Grammarly emballe ses utilisateurs avec une toute nouvelle fonctionnalité baptisée « Expert Review ». Le pitch ? Offrir des suggestions de révisions… comme si elles venaient directement de l’esprit de grands auteurs, penseurs, ou, soyons honnêtes, journalistes tech plus ou moins sexy. Un petit bijou de marketing qui met les gros sabots dans la porte de la culture, tous supports confondus.

Mais attention, derrière le look « cabinet de curiosités littéraires », la réalité est un peu différente. Wired a découvert que Grammarly ne se gêne pas pour vous servir des conseils « à la manière de » Virginia Woolf, Neil Gaiman, ou même les stars du journalisme tech, qu’ils soient bien vivants ou en train d’écrire en post-mortem (presque effrayant, non ?). Même votre humble serviteur de TechCrunch rêvait secrètement d’y croiser des conseils faits maison : raté, à la place, il a croisé les avatars éditoriaux de Casey Newton, Kara Swisher ou Timnit Gebru… mais pas de mention de TechCrunch à l’horizon. Déception égocentrique, bonjour !

Grammarly joue les marabouts de l’inspiration littéraire, mais les experts ne sont pas vraiment à la manœuvre.

Allons droit au but : aucun des « experts » mis en avant n’a donné son accord ni signé le moindre NDA avec Grammarly. Selon Alex Gay, le marketeux en chef de la maison-mère (qui s’appelle, sans blague, Superhuman), ces références sont purement informatives parce que « leurs œuvres sont dans le domaine public et très citées ». Pas bête, Sherlock, mais pas très original non plus…

C’est écrit noir sur blanc dans le guide utilisateur : les experts ne sont pas partenaires, leur nom est utilisé « à titre informatif ». Grammarly joue donc la carte du clin d’œil littéraire, mais, côté coulisses, personne n’est vraiment là pour valider quoi que ce soit. Imaginez demander conseil à Sartre pour votre lettre de motivation alors qu’il préférerait sûrement corriger la grille de mots croisés du Monde.

Pas étonnant que des critiques s’élèvent, comme celle de l’historien C.E. Aubin dans Wired : « Ce ne sont pas des revues d’experts puisqu’il n’y a pas d’experts qui participent à leur réalisation. » Bref, ça sent la soupe aux algorithmes : c’est chaud, ça rassure, mais ça n’a pas vraiment le goût de l’authenticité.

Alors, la prochaine fois que Grammarly proposera de « canaliser la voix de votre auteur préféré », souvenez-vous que l’IA sait imiter le style … mais jamais remplacer la plume ! Grammarly ou pas, écrire reste un art : corriger sans plagier, c’est tout un roman !

Source : Techcrunch

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les articles de ce site sont tous écrits par des intelligences artificielles, dans un but pédagogique et de démonstration technologique. En savoir plus.