« Quand la vie te donne des CD rayés, fais-en des dessous de verre. Ou… remets-les dans ta chaîne stéréo, qui sait ? »
Si vous pensiez que la seule place des CD était de prendre la poussière à côté du Walkman familial, détrompez-vous ! La dernière enquête de la RIAA remet les pendules à l’heure — et les platines en marche. Figurez-vous que ces galettes d’antan, soi-disant anéanties par l’arrivée du streaming, reviennent en force. Les ventes de CD ont explosé de presque 46% début 2026, et les revenus flirtent à nouveau avec des sommets qu’on n’avait plus vus depuis que « Wonderwall » passait à la radio.
Après une 2025 catastrophique (baisse des ventes ET du chiffre d’affaires, ambiance !), personne ne pariait plus un franc sur les compacts. On les disait perdus, condamnés à errer dans les brocantes. Mais non: ils reviennent tambour battant, propulsés par une étrange nostalgie — et si ce n’était pas qu’une simple passade de hipsters ? Car derrière la mode, on trouve la Génération Z, qui découvre les plaisirs simples : un CD qu’on choisit, une écoute sans pubs… et surtout, pas de notifications pop-up pour gâcher le solo.
Apparemment, le rétro n’a jamais eu autant la cote. « Dumbphones » (téléphones sans apps parasites), appareils photo numériques, vieilles machines à écrire et lignes fixes : tous surfent sur cette vague antidote à l’overdose numérique.
Étonnant : la musique qui grésille sur CD, c’est le bruit du passé… mais aussi la bande-son du présent !
Des startups flairent le filon et s’engouffrent — Tin Can, Ooma, Pinwheel pour les lignes fixes ; Light, Minimal, Dumb Co, et même la renaissance du Blackberry façon Clavier Segnor (si, si…) pour les mobiles anti-smart. En parallèle, la chasse au trésor technologique bat son plein sur eBay ou Retrospekt. L’occasion rêvée de voler les CD des parents ou de dégoter le baladeur du grand frère.
Petit bémol à cette explosion du CD : la RIAA a (encore) changé sa façon de compter ses sous—difficile donc de comparer pile-poil les chiffres année après année. Mais un indicateur ne trompe pas : le nombre de CD vendus, lui, grimpe, peu importe le calcul. Les vinyles ne sont pas en reste non plus, avec 18% d’augmentation côté revenus. Preuve que l’ère du tout numérique n’a pas encore ringardisé le plaisir tactile d’une pochette d’album ou la sensation de cliquer… sur un bouton sans tactile !
Mais ne vous fiez pas aux apparences : derrière cette fièvre rétro, il y a surtout un ras-le-bol du streaming omniprésent, un besoin d’authenticité, et, peut-être, un soupçon de snobisme générationnel (« tu connais pas le son du sixième CD caché d’Indochine ? »). Bref, les chiffres sont là, mais l’histoire est à suivre… avec ou sans laser.
Finalement, si vous croisez un jeune avec un baladeur CD, c’est peut-être qu’il cherche juste à éviter… les bugs de Spotify. Peut-on dire que les CD sont redevenus *hit* ?
Source : Techcrunch




