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Credits image : Precondo CA / Unsplash

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Amazon & la dette : Cash Intelligence Artificielle !

« L’argent ne fait pas le bonheur… mais il construit de très gros data centers ! » Voilà comment on pourrait résumer l’état d’esprit des géants de la tech aujourd’hui. Après tout, qui n’a jamais eu envie de s’offrir quelques milliards de dollars pour booster un peu son intelligence artificielle ? En tout cas, Amazon vient d’en donner une belle démonstration – et la cagnotte ressemble plus à un jackpot qu’au budget d’un film Marvel.

La firme de Jeff Bezos a donc signé, fingers in the nose, un prêt de 17,5 milliards de dollars auprès d’un club très VIP de banques : Citigroup, JPMorgan Chase, Wells Fargo, HSBC, et BofA Securities. Mais attention, ce n’est pas le genre de prêt où vous repartez avec la mallette de cash sous le bras – non, ici on parle d’un « delayed draw term loan » : Amazon pourra piocher dans la tirelire à sa guise, au rythme de ses besoins. C’est un peu comme avoir une carte de fidélité, mais à 17,5 milliards !

Comme si ça ne suffisait pas, notre géant de la livraison n’a pas pris le temps de souffler et a annoncé, pile deux jours plus tard, une nouvelle levée de fonds : 14 milliards de dollars, cette fois sous forme d’obligations émises au Canada. En 48 heures, Amazon a donc récolté la modique somme de 31,5 milliards de dollars – de quoi voir venir, même si on ne sait pas exactement à quoi va servir toute cette montagne de cash.

Les géants de la tech misent gros sur l’IA, mais la vraie question : la mise sera-t-elle gagnante ?

Officiellement, selon Reuters, cette cagnotte serait pour des « besoins généraux de l’entreprise ». Un concept bien pratique qui permet de rester flou quand la presse vous demande : « Mais, vous allez vraiment claquer tout ça dans des robots ? ». TechCrunch a tenté sa chance auprès d’Amazon pour en savoir plus, mais la firme reste muette comme un bot débranché.

Là où Amazon donne le ton, ses amis ne sont jamais loin : Alphabet (alias, Google pour les intimes) prévoit de lever 80 milliards de dollars à travers une vente d’actions, histoire de garder les comptes sous contrôle tout en construisant la Silicon Valley 2.0. Meta n’est pas non plus en reste, avec un projet d’emprunt de 30 milliards, son record absolu à ce jour. Si le Monopoly avait une case « cloud et IA », ces trois-là la rachèteraient chaque tour !

Tout ceci montre à quel point la fièvre de l’IA pousse les grandes entreprises à flirter avec l’overdose de dettes, persuadées que les retours sur investissements seront au rendez-vous. Sauf que voilà : pour les investisseurs, la question brûlante n’est plus de savoir s’il faut investir, mais si cet all-in sur l’IA rapportera vraiment le gros lot… ou juste une belle collection de serveurs très chers.

Dans ce contexte, on se demande si la prochaine levée de fonds ne sera pas pour acheter une calculatrice géante, histoire de compter tous ces milliards !

Source : Techcrunch

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