« Entre Autodesk et World Labs, c’est un peu comme quand le crayon a rencontré le papier : une histoire d’innovation qui ne demande qu’à s’écrire. » Fei-Fei Li et son équipe viennent en effet de décrocher le jackpot, ou du moins un ticket doré à 200 millions de dollars, offert avec le sourire par Autodesk. Et comme le dit le dicton (que je viens d’inventer) : quand un géant du logiciel glisse sur une startup d’IA, l’innovation ne peut que rebondir haut.
World Labs a donc mis la main sur un morceau du gros gâteau d’investissement — un billion de dollars partagé avec des amis prestigieux comme Nvidia ou AMD — mais s’est montrée aussi discrète sur sa valorisation qu’un codeur introverti à un afterwork. On murmure cependant qu’elle viserait les 5 milliards, ce qui, avouons-le, donne le vertige même à ceux qui ont déjà codé en C++ un dimanche soir.
Mais, trêve de chiffres (sauf pour nos amis comptables qui, sans doute, jubilent), ce qui nous intéresse surtout ici, c’est la fusion des univers : Autodesk, pilier indétrônable du design 3D, vient explorer le pays magique de l’intelligence artificielle spatiale de World Labs. Leur première étape ? Laisser leurs AIs collaborer sur la création d’environnements 3D immersifs pour le monde du divertissement. Rien que ça. Hollywood n’a qu’à bien se tenir !
Le numérique construit du réel, et l’IA façonne déjà les mondes de demain.
Marble, le premier outil de World Labs, permet déjà à n’importe qui de bidouiller des mondes 3D à télécharger, comme un SimCity boosté aux neurones artificiels. Et Autodesk, qui équipe déjà architectes, ingénieurs, créatifs ou fabricants dans leur quête du « monde parfait », semble voir en Marble et consorts l’avenir de son propre logiciel : plus de créativité, plus de fun, et (espérons-le) moins de nuits blanches sur AutoCAD…
Ce mariage high-tech a cependant encore pas mal de zones d’ombre. Daron Green, le boss scientifique d’Autodesk (le genre de personne qui écrit des équations pour le fun), avoue que les détails restent à paufiner : on pourrait commencer un projet chez World Labs, le peaufiner sur Autodesk, ou inversement. Publier un projet Minecraft, mais version architecte sérieux.
Autodesk ne compte pas s’arrêter là. Son objectif ? Construire une « neural CAD », une IA qui pige non seulement le design, mais aussi la physique, la dynamique, et pourquoi pas la couleur des murs du futur. Bref, générer des modèles 3D « intelligents » qui ne boudent pas les lois de la gravité comme les Sims en mode tricheur.
Mais attention, ne croyez pas que toutes ces IA travaillent seules dans leur coin ! L’idée, c’est bien de marier tous ces cerveaux artificiels : big data, modèles de langage, modèles « monde »… et de les faire jouer ensemble pour inventer des bâtiments, des objets ou des décors aussi réalistes que fous. « Si l’IA veut vraiment être utile, elle doit comprendre les mondes, pas juste les mots », dixit Fei-Fei Li. Voilà un slogan qui envoie du pixel !
Le vrai secret de cette alliance ? Entre ces mondes virtuels et la vraie vie, il n’y a qu’un clic. Et si demain on construit vraiment des ponts entre l’IA et la réalité, gageons que plus personne ne fera la tête… de CAD !
Source : Techcrunch




