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Credits image : Simon Infanger / Unsplash

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Munich, code de la route et robots sans détour

« Celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas… sauf si c’est un robot ! » Voilà une maxime qui risque de devenir le slogan préféré des bavarois, car Waymo – la filiale d’Alphabet qu’on pourrait presque appeler le Uber qui ne râle pas à chaque feux rouges – prépare ses valises pour poser ses roues à Munich, en mode autonome, évidemment.

Mais pas si vite ! Avant de pouvoir vous asseoir dans un robotaxi pour aller déguster une currywurst sans risquer de perdre votre permis, il reste quelques kilomètres administratifs à parcourir. Car Waymo, même bardé de technologie et de rêves de science-fiction, doit d’abord cartographier et explorer la ville avec des voitures conduites à la main (c’est presque vintage à ce stade), puis tester ses bolides avec des humains à bord qui veillent au grain – histoire de s’assurer qu’aucune ruelle munichoise ne devienne un remake de Mario Kart.

Ce n’est qu’après cette valse à trois temps — cartographie, test avec chauffeurs, puis sans — que le grand public allemand pourra rêver d’appuyer sur « Commander un véhicule » plutôt que sur la pédale de frein. Mais attention : pas de folie avant 2027 ! Pour le moment, seules quelques personnalités triées sur le volet auront l’honneur de se prendre pour un passager du futur. D’ici là, Waymo peaufine son allemand technique avec la KBA (l’autorité fédérale qui ne plaisante pas avec les clignotants) et autres instances locales pour décrocher le sésame commercial.

À Munich, la feuille de route pour les robotaxis n’est pas une autoroute, mais bien un slalom réglementaire.

Impossible d’ignorer que si Waymo s’installe si tard, c’est en partie parce que l’Allemagne, pionnière de la législation high-tech, permet depuis 2021 à des véhicules autonomes de circuler légalement — mais attention, pas n’importe lesquels ! Les Level 4 (les vrais, qui conduisent sans vous râler dessus même sous la pluie) sont encore rares et bien encadrés par la loi. Les autres, comme Wayve ou Autobrains, se contentent du Level 3, où il vaut mieux garder la main, si ce n’est sur le volant, au moins sur le frein.

Et si vous croyiez que l’Europe était un terrain de jeu tranquille pour les taxis du futur, détrompez-vous ! Les capitales se livrent une bataille de capteurs : Londres, par exemple, prépare la scène pour une saga robotaxi digne de « Fast & Furious : Brexit Drift », avec Uber, Wayve, Baidu, Lyft et consorts qui testent leurs bagnoles autonomes dans les méandres du trafic anglais.

En clair : entre les tests, les homologations, et la rude concurrence, prendre un robotaxi en Europe, c’est un peu comme attendre l’IA parfaite : cela demande patience, persévérance, et, de préférence, une bonne connexion 5G pour suivre les rebondissements.

En attendant de voir défiler les Waymo sans conducteurs dans Munich, on ne peut qu’espérer que dans cette course à l’autonomie, personne ne finira sur le bas-côté… sauf, peut-être, les manuels d’instructions. On le sait, en Allemagne, quand ça tourne rond, c’est que tout est bien réglé… autonomobilement parlant !

Source : Techcrunch

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