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Credits image : Jéan Béller / Unsplash

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Hasbro: Un Dragon Aux Pieds D’Argile

« En plein jeu d’échecs, Hasbro a perdu son cavalier, mais garde son fou ! » Vous avez compris ? Non ? Parfait, car dans l’univers des entreprises de jouets, rien n’est aussi simple qu’il n’y paraît. Selon un petit mot doux dans un dossier SEC, Hasbro, la compagnie derrière des géants ludiques comme Donjons & Dragons et Transformers, vient de dire « game over » à 1 100 de ses employés. C’est en plus des 800 autres qui ont vu leurs dés rouler vers la sortie en janvier.

Mais attendez, l’histoire s’épaissit comme une bonne sauce au fromage. Chris Cocks, le grand mage de Hasbro, semble avoir un plan derrière sa toge de CEO. Dans une lettre envoyée à ses troupes, il parle d’un eldorado où les dollars ne se dépensent plus mais se multiplient grâce à la magie des licences et du développement de nouveaux univers. « Vent contraire sur le marché », murmure-t-il pour expliquer ces temps troublés.

Stratégie étrange, n’est-ce pas ? Hasbro voit ses revenus globaux diminuer de 10%, mais son précieux bijou, Wizards of the Coast (WoTC) – créateur de Donjons & Dragons et Magic the Gathering – engrange une montagne de pièces d’or largement au-dessus du milliard annuel. Avec une division spécialisée dans le numérique et WoTC dont les revenus augmentent de 40% à 423,6 millions de dollars, on se dit que Hasbro aurait trouvé sa poule aux œufs d’or.

Bien que WoTC fasse briller les coffres de Hasbro, le dragon dort sur un trésor inégal.

Le Donjon du Dragon s’avère plus attractif que jamais ! Ces dernières années, Donjons & Dragons a su enflammer l’imaginaire collectif, notamment grâce à des créateurs de contenu tiers tels que Critical Role et Dimension 20. Qui plus est, l’univers a fait un tabac avec une adaptation cinématographique Hollywoodienne et le jeu vidéo Baldur’s Gate III, une richesse ludique qui lui a valu le trophée tant convoité de Jeu de l’Année.

Ainsi, Hasbro se tient à un carrefour pour le moins cocasse : le business des jouets semble jouer à cache-cache avec le succès, tandis qu’un trésor inattendu apparaît avec WoTC – acquisition vieille de deux décennies. Mais attention, même un dragon peut souffrir de douleurs de croissance, et transformer l’univers libre et créatif de D&D en saga épique à la Harry Potter est un défi de taille.

Nostalgique d’un passé plus simple, Hasbro tente de marcher sur la corde raide de la modernité. « Il faut d’abord que notre fondation soit solide et rentable, » écrit Cocks. En clair, on fait place nette et on affine nos sorts pour que le futur soit moins ensorcelé par les surprises.

Source : Techcrunch

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