« À force de vouloir jouer avec des personnages imaginaires, il fallait bien finir par tomber sur une barrière parentale ! » Voilà une maxime digne de Meta, qui vient d’annoncer qu’elle appuie sur le bouton pause pour l’accès des ados à ses fameux personnages d’IA… dans toutes ses applis et partout sur la planète. Pour ceux qui pensaient que l’intelligence artificielle avait remplacé les amis imaginaires, eh bien, il va falloir repasser.
Mais pourquoi cette soudaine extinction de voix robotiques chez les moins de 18 ans ? Derrière cette décision, on trouve un timing pas piqué des hannetons : Meta va bientôt devoir se défendre devant un tribunal au Nouveau-Mexique sur la sécurité des jeunes utilisateurs de ses plateformes. Les avocats de l’entreprise aimeraient autant parler d’algorithmes que de licornes : ils tentent même de faire taire les questions sur l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des ados. Suspense, popcorn, jurés et avocats… la série judiciaire Meta continue !
Pourtant, l’histoire de l’IA pour ados chez Meta avait bien commencé. À l’automne, la maison mère d’Instagram nous promettait monts et merveilles avec des contrôles parentaux musclés pour encadrer les conversations entre IA et mineurs. Bloquer l’accès à certains personnages, couper complètement le chat IA pour votre ado un peu trop curieux ? Un rêve de parent moderne ! Las, tout ce joli plan est remisé au vestiaire pour une refonte totale du système. L’entreprise jure ses grands dieux qu’elle ne renonce pas à l’IA ado-friendly, mais revoit sa copie… quitte à imposer un silence radio aux bots.
Meta tire la prise sur ses robots pour ados, le temps de revoir le mode d’emploi, pendant que les juges révisent le leur.
Pas de panique côté têtes blondes (et leurs parents). Meta promet que la future génération de robots sera, cette fois, bardée de contrôles parentaux, de conversations pédagogiques, sportives et créatives, et d’un filtre anti-sujets explosifs. Parallèlement, sur Instagram, l’entreprise avait déjà enclenché le mode PG-13, histoire que les échanges IA-ados restent moins « Breaking Bad » et plus « Le Petit Nicolas ».
Le microcosme tech ne décolère pas : Meta n’est pas seule à serrer la vis. Character.AI a bloqué les discussions ouvertes pour les mineurs, OpenAI a sorti une trousse de secours « sécurité pour ados » pour ChatGPT et devine même l’âge de vos enfants avant qu’ils ne posent la question fatidique : « L’IA, ça veut dire quoi ? ». Le message est clair : si tu veux parler à un robot, il va falloir montrer patte blanche et livrer ton double décimètre, jeune internaute !
Toute cette agitation n’étonnera pas ceux qui ont suivi les nouvelles polémiques sur l’impact des réseaux sociaux sur la jeunesse. Entre accusations de favoriser l’addiction ou de faciliter les comportements dangereux, les géants de l’IA courent désormais après les certifications de sécurité aussi vite que les ados filent sur TikTok après le dîner.
Seule consolation pour Meta : lorsque sa nouvelle armée de robots débarquera, ce sera « open bar » — mais cette fois, les parents garderont le badge de contrôle. Reste à savoir si les ados, privés d’IA pour quelques semaines, ne vont pas se remettre à discuter… dans la vraie vie. Un vrai bug dans la matrice, non ?
Allez, ne soyons pas trop durs : Meta espère bien relancer la machine bientôt. Mais en attendant, il faudra patienter avant de retrouver des conversations IA avec plus de contrôle parental que de neurones artificiels. Après tout, qui aurait cru qu’il fallait demander la permission à ses parents pour discuter avec un robot ? La technologie, c’est parfois beaucoup moins automatique qu’on ne l’imagine… et avec Meta, l’IA devient vite… « Interdite aux moins de contrôle » !
Source : Techcrunch




