Streaming, Reality-Check & Metaverse : la Tech sur le fil… du rasoir

Illustration originale : Evan Iragatie / Flux

Edito
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Streaming, Reality-Check & Metaverse : la Tech sur le fil… du rasoir

IA, industrie du divertissement, streaming, Metaverse, docudramas sur la première dame : cette semaine, la technologie ressemble furieusement à un casting de télé-réalité, où chacun tente son « big bet » pour décrocher la rose. Entre Anthropic qui joue aux équilibristes dans la bulle présumée de l’intelligence artificielle et Netflix qui s’offre Warner comme si l’amour éternel se payait au milliard, on se demande : s’agit-il d’une révolution sensée… ou d’une orgie collective de zèle technologique et financier ? Les acteurs de la Tech, grisés par leur propre storytelling, oscillent entre la prudence de façade et une fuite en avant qui laisse le public – et le législateur – à bout de souffle.

En réalité, toutes ces aventures boursouflées de promesses trouvent un étrange écho dans le théâtre du streaming et du Metaverse. Pendant que Netflix essaye d’aspirer tout Hollywood, Meta taille dans le rêve du virtuel : horizon rétréci, budget sabré, salariés éjectés du manège sans ticket de retour. Voilà comment la grande illusion du Metaverse se heurte, elle aussi, au retour brutal du calcul économique. Comme si, face à l’explosion des « data centers » et des rachats titanesques, la réalité virtuelle la plus convaincante devenait celle du compte d’exploitation.

Au cœur de cette frénésie, la valeur – du contenu tout autant que de la technologie – se négocie désormais sur le marché de la promesse. Exemple éclatant avec le documentaire « Mélania » pour lequel Amazon fait pleuvoir les millions, croyant sans doute qu’on s’offre la ferveur populaire comme on achète une start-up en série A. Le flop est retentissant, la critique assassine, mais peu importe : l’algorithme, lui, est satisfait. Tout comme chez OpenAI qui transforme ChatGPT en surveillant général estampillé IA avec des routines de « prédiction d’âge », histoire de calmer la société civile – et de préserver l’innocence virtuelle des ados connectés à 14h le mercredi.

L’industrie tech oscille entre rêves d’innovation et panique de l’éclatement, funambule sur le fil de la promesse et du retour sur investissement.

Mais derrière la comédie des milliards et des motifs « pro-consommateurs », c’est le même scénario qui se rejoue : garantir la rentabilité sans sombrer dans le ridicule, s’assurer du contrôle tout en promettant l’émancipation. Qu’on vende un Metaverse qui ne passionne plus, qu’on bloque les plus jeunes sur ChatGPT ou qu’on tente la fusion du siècle, la question demeure : qui tiendra la barre si l’euphorie retombe ? Doit-on vraiment croire au storytelling de l’innovation ou voir là le symptôme d’une industrie qui vieillit plus vite qu’un GPU déclassé ?

L’histoire récente nous rappelle que la technologie, en se croyant invincible, tombe souvent sur plus fort qu’elle : la réalité – économique, sociale, politique. Peut-être faudra-t-il, un jour, regarder moins les bilans et plus les films qui ratent, moins les promesses des algorithmes et plus ce qu’ils nous coûtent en liberté et en illusions. D’ici là, popcorn devant, car le grand show de la tech n’a pas fini de diluer la frontière entre bulle, buzz, et vraie révolution. À Hollywood comme dans la Silicon Valley, la saison 2 s’annonce déjà… explosive.

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