« L’argent ne fait pas le bonheur, mais il peut acheter un studio de cinéma, alors ça compte ! » Si Hollywood est connu pour ses scénarios à rebondissements, la bataille épique autour du rachat de Warner Bros. Discovery (WBD) n’a rien à envier à un blockbuster de l’été… sauf peut-être les explosions de Michael Bay (désolé, pas de budget pyrotechnique ici, seulement des zéros dignes d’une calculatrice surmenée).
Dans le coin rouge, nous retrouvons Paramount Skydance, mené tambour battant par David Ellison, déterminé à sortir Warner Bros. de la mêlée. Pour assurer le show, il peut compter sur l’intervention divine de son père, Larry Ellison, le patron d’Oracle et amateur de promesses mirobolantes. Larry vient á la rescousse avec une « garantie personnelle irrévocable » à hauteur de 40,4 milliards de dollars. Oui oui, le mot « irrévocable » est là pour rassurer comme une grosse étiquette « sans OGM » sur un pot de confiture.
Mais pourquoi tant de suspense ? Car une semaine plus tôt, la commission de WBD avait déjà rejeté l’offre initiale de Paramount, au profit d’un deal avec Netflix – l’ennemi du streaming à la croissance aussi rapide que le popcorn dans un micro-ondes. Netflix avait sorti son portefeuille avec une offre cash et actions évaluée à 82,7 milliards de dollars. Paramount, sentant le coup venir, a répondu façon western avec une surenchère à 108,4 milliards… avant de se faire taxer d’illusionnistes par WBD.
Même à Hollywood, les garanties ne sont jamais aussi solides que la dernière saison d’une série à succès.
Le dernier épisode ? Paramount revient avec un nouveau scénario et promet de lever toutes les objections avec la garantie paternelle d’Ellison. En prime, David affirme haut et fort que leur offre « tout-cash, entièrement financée » saurait maximiser la valeur pour tous les actionnaires et relancer la grande machine à rêves hollywoodienne. Paramount joue la carte du « pour l’amour du cinéma », pendant que Netflix compte sur la puissance de sa base d’abonnés (et sa capacité à faire bingewatcher tous les jurés du board ?).
Derrière les projecteurs, la vraie question reste : qui, de la machine à blockbusters ou du monstre du streaming, saura convaincre le jury ? Le studio est-il vraiment à vendre au plus offrant, ou s’agit-il d’une bataille d’egos digne d’un film à Oscars ? Pendant que le board de WBD révise ses scénarios alternatifs, les spectateurs – actionnaires et fans compris – attendent le clap de fin.
Pour l’instant, Warner Bros. Discovery laisse tout le monde dans le suspense – sans même une bande-annonce à se mettre sous la dent. Une chose est sûre : même à Hollywood, la réalité dépasse la fiction… et parfois les comptes en banque aussi !
En tout cas, avec toutes ces offres, espérons que WBD ne finisse pas par vendre ses studios… à prix d’ami !
Source : Techcrunch




