« L’intelligence, c’est comme les parachutes : quand on n’en a pas, on s’écrase ! » Si on en croit Microsoft, son parachute cloud est bel et bien ouvert… mais Wall Street, elle, craint peut-être un atterrissage un poil mouvementé. Le géant de Redmond vient de présenter des résultats financiers qui font rougir la calculette : 81,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur un trimestre, et un bénéfice net qui grimpe de 21%. Mieux, le nuage maison, alias Microsoft Cloud, franchit pour la première fois la barre des 50 milliards de dollars ! Et pourtant, l’action dévisse — panique sur le Nasdaq. Mais pourquoi tant de drame, me direz-vous ?
Tout simplement parce que Microsoft dépense comme un geek en pleine promo Steam. En six petits mois, la firme s’est déjà octroyée 72,4 milliards de dollars d’investissements… presque autant que durant toute l’année écoulée. On arrose à tout-va pour arroser qui, au juste ? Principalement l’IA : OpenAI, Anthropic, les entreprises qui se shootent à l’automatisation intelligente – tout le gratin du marché.
Mais alors, ces milliards vont-ils finir par rapporter gros, ou sont-ils juste jetés dans le cloud comme on lance son smartphone sur le lit sans viser ? Satya Nadella, le boss inspiré de Microsoft, orchestre la défense : « Faites-nous confiance, notre plan va marcher. » Pourtant, certains analystes s’étranglent de voir Azure (le service cloud vedette) et Microsoft 365 moins fringants côté croissance qu’espéré. L’expert de la City, Karl Keirstead, lui, propose de respirer un bon coup et… d’acheter l’action. Comme quoi, analyser la tech, c’est avant tout une histoire de foi numérique.
« Quand Microsoft investit dans l’IA, c’est parfois l’action qui prend l’air. »
Au fond, le scepticisme ne date pas d’hier. Ces derniers temps, des rumeurs persistaient : et si personne ne voulait (vraiment) utiliser les innovations IA signées Microsoft, malgré leur omniprésence dans les produits maison ? Copilot, superstar annoncée, a beau être partout, l’engouement ressemble parfois à un PowerPoint qui plante : attendu… puis frustrant !
Lors de la fameuse conf d’investisseurs (un show digne de Netflix côté suspense), Nadella a sorti le grand jeu — chiffres à l’appui, ou presque. Il jure que Copilot compte trois fois plus d’utilisateurs quotidiens qu’il y a un an. Combien, exactement ? Suspense… Microsoft garde le chiffre pour elle, histoire de cultiver le mystère (et peut-être de cacher tant mieux que mal l’état des troupes).
Officiellement, Copilot aurait séduit 150 millions d’utilisateurs, professionnels comme particuliers, en comptant large. Moins mystérieux, le GitHub Copilot (la mascotte des codeurs) s’offre 4,7 millions d’abonnés payants, +75% en un an. Côté entreprises, 15 millions de sièges Microsoft 365 Copilot sont déjà vendus… sur un océan de 450 millions de licences. Bref, y’a encore de la place dans le cloud !
Et la santé alors ? Nadella brandit fièrement Dragon Copilot, l’assistant médical qui triple ses usages d’une année sur l’autre avec déjà plus de 21 millions de dossiers patients traités en un trimestre. Pas mal, non ? Pourtant, malgré cet inventaire à la Prévert, certains continuent de douter : tous ces investissements colossaux, une bonne partie étant déjà réservée pour l’avenir, finiront-ils vraiment par rapporter… ou rafraîchir la pluie acidulée des doutes boursiers ? Nadella, lui, y croit dur comme Azure.
Nom d’un nuage, chez Microsoft, il pleut des milliards… mais attention à ne pas finir sous une pluie d’emojis sceptiques. Après tout, l’argent ne tombe pas du cloud, même quand on s’appelle Microsoft. On espère juste que leur investissement sera vraiment « Copilot-able » !
Source : Techcrunch




