« Ce qui compte, ce n’est pas la taille de la licorne, mais la taille de la baguette sur laquelle elle galoppe ! » Voilà qui pourrait résumer l’ambiance qui règne chez Flatpay, la jeune startup danoise qui, en trois petites années (oui, c’est plus rapide que votre escalade du Mont To-Do), a réussi à monter dans le club très sélect des licornes européennes, ces startups valorisées à plus d’un milliard de dollars. Pas mal pour une entreprise spécialisée… dans la simplicité !
Mais quel est le secret de Flatpay ? Cette entreprise ne tente pas de séduire les géants du CAC40 ou les mastodontes multinationaux. Son truc, c’est plutôt la PME familiale ou la coquette boulangerie qui croule sous les pains (de la compta) et rêve d’un terminal de paiement simple, tout frais compris – sans frais cachés qui débarquent comme des olives sur la pizza alors qu’on n’a rien demandé. Une recette qui plaît : de 7 000 clients en avril dernier à 60 000 aujourd’hui, Flatpay a trouvé sa pâte (oui, c’est une obsession boulangère).
Au-delà des chiffres mirobolants – 1,5 milliard d’euros de valorisation et plus de 100 millions d’euros de revenus annuels récurrents – la startup veut surtout croquer le marché européen à pleines dents. Et pour digérer tout ça, Flatpay vient de lever 145 millions d’euros supplémentaires, avec des investisseurs aussi variés qu’un joueur de foot champion du monde et des spécialistes de la finance.
En fintech, plus on est de fous, plus on conquiert de parts de marché… à condition de garder l’humain à table.
Soutenue par ce joli magot, la licorne vise l’expansion en Europe – Danemark, France, Italie, Royaume-Uni, bientôt les Pays-Bas (si on en croit les offres d’emploi, car côté annonce officielle, c’est motus et bouche cousue !). Mais ce qui saute aux yeux, c’est que Flatpay embauche à tour de bras : 1 500 salariés déjà, et l’objectif est de doubler la mise d’ici fin 2025. Curieux ? Pas tant que ça quand on découvre que chez Flatpay, l’onboarding se fait « old school » : on frappe à la porte, valise à la main, pour faire une démo sur place. Plus convivial qu’un chatbot, non ?
La stratégie peut sembler un peu rétro à l’ère de l’intelligence artificielle tout-puissante, où même votre grille-pain vous appelle « user 2674 ». Pourtant, Flatpay rapporte que cet engagement humain est la meilleure façon de séduire des commerçants lassés des litanies automatisées et des conditions tarabiscotées des autres acteurs (coucou PayPal, Stripe & cie !). Pari risqué ? Peut-être, mais la croissance à trois chiffres laisse penser que tout cela n’est pas qu’affaire de nostalgie.
Cela dit, Flatpay ne fait pas l’impasse sur l’IA : la startup teste des agents vocaux et quelques fonctions temps réel bien senties. Mais l’objectif est de servir la simplicité, pas de la compliquer. Le futur ? « Manger l’éléphant une bouchée à la fois » – comprendre : étendre son offre petit à petit, avec une suite bancaire à l’horizon. Ici, on ne bouscule pas les commerçants, on les accompagne en douceur dans la modernité.
Au final, Flatpay parie que les petites mains qui font tourner l’économie européenne n’ont pas besoin d’un casse-tête, mais d’une solution transparente, un humain au bout du fil, et – qui sait – d’un sourire livré avec le terminal de paiement. Après tout, entre un unicorn et une tarte aux pommes, la douceur, c’est ce qui fait rester les clients !
Source : Techcrunch




