A couple of tanks sitting next to each other

Credits image : Defrino Maasy / Unsplash

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Terra levant, ils soulèvent tout !

« On ne prête qu’aux riches… mais chez Terra Industries, on lève surtout l’ancre ET des millions ! » Comme dirait un entrepreneur pressé de conquérir le monde, le temps, c’est de l’argent, surtout lorsque votre but est de transformer la sécurité africaine, un secteur trop souvent piloté à distance par la Chine, la Russie ou l’Occident.

En janvier, ces jeunes moussaillons du secteur de la défense, Nathan Nwachuku (22 ans) et Maxwell Maduka (24 ans), avaient déjà hissé la grand-voile de la startup nigériane Terra Industries avec une levée de fonds honorable : 11,75 millions de dollars. Un mois après, les voici avec 22 millions de dollars de plus en poche, un record de rapidité financé cette fois par le capitaine Lux Capital, accompagné d’anciens matelots comme 8VC ou Nova Global. Autant dire que leur boussole de la croissance s’est emballée !

Mais que fait donc Terra Industries avec tout ce magot ? Leur mission, pas moins ambitieuse que celle de James Bond lors d’un safari, consiste à mettre au point des systèmes autonomes pour repérer et contrer les menaces pesant sur les infrastructures africaines. Au menu : surveillance, drones, sécurité, le tout « made in Africa ». Grâce à eux, plus besoin d’attendre la cavalerie étrangère pour défendre routes, ponts et usines locales.

Terra Industries veut prouver qu’on peut protéger l’Afrique… sans demander la notice d’utilisation à l’étranger.

Déjà, la jeune pousse gère plus de 11 milliards de dollars d’actifs protégés et a signé pour plus de 2,5 millions de dollars de revenus commerciaux. Forcément, ça attire les investisseurs comme des moustiques sur une veilleuse. Résultat : une course à la prise de participation si rapide que la levée des 22 millions s’est jouée en moins de deux semaines. On en connaît qui auraient eu à peine le temps de finir leur café…

La comparaison avec d’autres géants du secteur fait sourire : Anduril, par exemple, a levé plus de 2,5 milliards de dollars, Shield AI un petit milliard, Skydio et Saronic dans les 800 millions chacun. Mais Terra, elle, part à l’abordage avec une énergie de startupeurs et une ambition non moins démesurée : étendre ses activités dans tout le continent, signer avec de nouveaux gouvernements et même s’installer en Arabie Saoudite aux côtés d’AIC Steel pour y fabriquer de la surveillance sur-mesure.

Nwachuku l’affirme : priorité aux pays d’Afrique subsaharienne et du Sahel, où la menace du terrorisme érode richesses et vies. « On cible là où la sécurité des infrastructures n’est pas un problème accessoire, mais une urgence nationale », précise-t-il. Concrètement, Terra ne veut pas juste vendre des gadgets : elle veut garantir la paix pour ceux qui, jusqu’ici, n’avaient pour tout radar que leur instinct.

Au fond, derrière l’histoire à succès, retenons qu’en Afrique aussi, la défense peut rimer avec indépendance et nouveaux talents tech. Plus besoin de modes d’emploi importés, Terra veut installer son logiciel de sécurité à tous les étages du continent. Qui sait, bientôt, ce ne sont pas les missiles qui pleuvront, mais bien les levées de fonds !

Source : Techcrunch

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