« Pourquoi chercher midi à quatorze heures, quand ChatGPT peut le faire pour vous ? » Voilà un adage qui n’a jamais été aussi vrai depuis qu’OpenAI a ouvert les vannes des intégrations d’apps dans son célèbre chatbot. Aujourd’hui, en un simple clic (et parfois un soupir quand il s’agit des paramètres), ChatGPT devient votre gentil factotum numérique, prêt à connecter vos comptes préférés. Résultat : organiser un voyage, commander un burger, ou créer une playlist pour vos plantes vertes n’a jamais semblé aussi magique… Enfin, si l’on fait abstraction des permissions à rallonge, des pays non pris en compte, et du fait qu’on doive quand même finir l’achat ailleurs.
D’abord, faisons une ovation à la simplicité : on tape le nom de l’appli dans ChatGPT, on suit la danse des connexions de comptes, et paf, le tour est joué. Un tour au menu paramètres (rubrique « Apps et connecteurs » !), et vous pouvez collectionner integrations comme d’autres collectionnaient les pogs. Mais attention, tout n’est pas si rose : chaque app connectée, c’est un petit bout de vous (données Spotify, préférences Capricorne ou playlists karaoké) remis à l’oreillette attentive de ChatGPT. De quoi transformer votre confidentialité numérique en pass VIP pour OpenAI. Êtes-vous prêt à troquer vos secrets de playlists contre un service personnalisé ?
La magie ne s’arrête pas là. Chaque application partenaire joue sa partition : Angi pour bricoler malin, Booking.com et Expedia pour jouer au globe-trotter depuis son lit, Canva et Figma pour créer l’affiche du siècle ou le diagramme du prochain business plan, sans oublier Spotify pour vivre dans une comédie musicale permanente. Les possibilités semblent infinies, surtout si vous vous amusez à voir ChatGPT choisir vos hôtels (avec petit-déj obligatoire), concocter la liste de courses parfaite sur DoorDash, ou trouver le cours Python rêvé sur Coursera. Même votre shopping Target ou votre recherche de maison avec Zillow passent à la moulinette de la conversation AI.
ChatGPT n’est plus seulement un chatbot : il aspire à être le chef d’orchestre de nos vies numériques (et même de nos soirées karaoké).
Mais… Plot twist ! La promesse du tout-en-un s’accompagne de petits caractères comme dans les pubs des opérateurs téléphoniques : pour l’instant, US et Canada font la fête, pendant que l’Europe, fidèle à sa réputation, attend dans la file VIP (GDPR oblige ?). Et il faudra retourner sur les sites ou apps d’origine pour finaliser achats et réservations – ChatGPT, ce n’est pas encore le distributeur automatique ultime. Ajoutez à cela quelques designs un peu (trop) créatifs sur Canva, et des intégrations parfois capricieuses : on a vu plus fluide, mais l’ambition est là.
Et la fête ne fait que commencer : OpenAI a annoncé encore plus de partenaires (OpenTable, PayPal, Walmart…) pour 2026. Peut-être bientôt la possibilité de commander une pizza pendant que l’IA révise votre cours de statistiques, vous trouve une nounou sur Angi, et réserve vos places de concert sur SeatGeek, tout ça sans jamais quitter la même fenêtre. Travail, détente, shopping ou voyage : on assiste au grand cirque de l’automatisation… avec ChatGPT dans le rôle du Monsieur Loyal numérique.
Cela dit, l’intégration de multiples apps dans un chatbot unique ouvre aussi la porte à de nouvelles questions sur la gestion de nos données, la place des GAFA dans nos vies, et notre capacité à résister à la tentation d’un assistant qui sait tout (même, surtout, les playlists que l’on n’assume pas). Alors, assistants partout, vie privée nulle part ? Attention à ne pas confondre assistants connectés et vie complètement connectée !
Et pour finir sur une note légère : maintenant que ChatGPT gère nos apps, nos courses et nos playlists… il ne lui manque plus qu’à gérer nos blagues de fin d’article. Hélas, pour l’instant, il bug encore un peu sur les jeux de mots… Mais patience, il finira bien par nous écrire une punchline sur-mesure. En attendant, laissez-moi vous dire : dans l’univers d’OpenAI, « app-solument » tout est possible !
Source : Techcrunch




